Qui induit Laure-Marie Kawanda, Ministre des Transports et Voies de Communication en erreur ? C’est la question que maints observateurs se posent au regard de l’acharnement, mieux, l’entêtement que ce membre du Gouvernement certifie dans les dossiers Emile Ngoy et Richard Nyangwile, respectivement Directeur Général de l’Office de Gestion du Fret Multimodal et Directeur Général de l’Autorité de l’Aviation Civile.

Des sources proches de l’immeuble de l’Onatra, sis sur le boulevar4, du 30 juin, il nous revient que la Ministre des Transports et Voies de Communication, Laure-Marie Kawanda, aurait tenu un point de presse en son Cabinet, ce lundi 14 juin 2010, pour maintenir sa décision portant nouvelle mise en place à l’Office de Gestion du Fret Multimodal, Ogefrem, et l’Autorité de Régulation de l’Aviation Civile, AAC, malgré la violation de l’article 81 de la Constitution qui entache ses actes.

Et pourtant, le Président de la République, Joseph Kabila, lui a demandé de rapporter, purement et simplement, sa décision. A-t-­elle décidé de défier l’autorité suprême du pays ? Elle est la mieux placée pour répondre à cette question.

Par ces agissements, a affirmé un analyste avisé, Mme la Ministre ne réalise peut être pas qu’elle fait la honte de la République. Et, à cet analyste de poursuivre, scrutant la lettre du Directeur du Cabinet du Chef de l’Etat, comment le Président de la République peut apprendre, non pas par des mécanismes de collaboration entre l’Institution Président de la République    et Gouvernement la mesure portant suspension des mandataires publics, mais plutôt par voie de presse ?

Preuve que la Ministre s’est enfermée dans son bureau pour signer des arrêtés que des tiers auraient préparés sans tenir compte des US et coutumes gouvernementaux. De deux, comment peut-elle ignorer que les mandataires publics sont nommés, relevés de leurs fonctions et, le cas échéant, révoqués, par Ordonnance du Président de la République, sur proposition du Gouvernement délibérée en Conseil des Ministres, conformément à l’article 81 de la Constitution ?

Est-elle consciente que ses arrêtés portant nouvelle mise en place à l’Ogefrem et à l’AAC n’ont pas été débattus en Conseil des Ministres? Et où serait la place du Ministère du Portefeuille dans cette aventure ?

Aurait-elle honte que le Chef de l’Etat, via son Directeur de Cabinet, l’ait administré une leçon magistrale en matière administrative, portant spécialement mesures disciplinaires à l’endroit des mandataires publics, à savoir : « quoique la suspension soit considérée comme une mesure conservatoire, elle doit reposer rigoureusement sur les principes intangibles de transparence et de respect du droit de la défense.

Ce qui suppose, en amont, que des faits mis à leur charge soient portée préalablement à la connaissance du Conseil des Ministres et qu’une procédure disciplinaire régulière soit ouverte à cet effet, à leur égard ». Laure-Marie Kawanda a-t-elle suivie cette démarche ? A elle de fixer l’opinion. Mais si tel a été le cas, ses actes ne seraient nullement remis en cause par le Chef de l’Etat.

De l’avis des analystes, plus la Ministre des transcoms engage un bras de fer, mieux elle commet des fautes impardonnables pour un membre du Gouvernement. Si elle tient à une carrière politique digne, elle n’a qu’à s’humilier et à positiver les décisions de la hiérarchie. C’est un exercice qui peut lui permettre de comprendre la symphonie du Gouvernement chère au Patriarche Antoine Gizenga. Sinon elle place le Parti Lumumbiste Unifié dans une situation très inconfortable pour la défendre.

Pour ce qui est de l’Ogefrem, la gestion du Professeur Emile Ngoy est, non seulement appréciée par l’ensemble du personnel, mais aussi par tout l’appareil du contrôle gouvernemental dont le CSP, l’JGF. Faut-il rappelé ici que l’Ogefrem, sous Emile Ngoy, a fait déjà l’objet de plusieurs audits qui n’ont décelé aucune, alors aucune trace de mégestion ?

Et que dire de la DGI qu’ n’a cessé de féliciter l’Ogefrem pour ses contributions à l’Etat qui sont passées successivement de 1,6 million en 2006 ; 1,8 million en 2007 2,9 millions en 2008 et 3,4 millions en 2009.

Qui peut fermer les yeux sur des chiffres d’affaires aussi éloquents ? De Usd 7 millions en 2004, année de l’arrivée de Ngoy Kasongo Emile, l’Office a réalisé respectivement 8,5 millions en 2005 ; 11,5 millions en 2006 ; 17,5 millions en 2007 ; 20,3 millions en 2008 et 24,5 millions en 2009, soit une croissance moyenne annuelle de l’ordre de 30 %. Les contributions à l’Etat sont passées successivement de Usd 1,6 million en. 2006 ; 1,8 million en 2007 ; 2,9 millions en 2008 et 3,4 millions en 2009.

Ces impôts (IPR, ICA, avances sur dividendes,...), payés dans les délais, ont valu à l’Office les félicitations écrites à plusieurs reprises de la DGI et du Ministère du Portefeuille, à travers la Commission permanente en charge de l’évaluation des dividendes.

N’est-ce pas que la croissance fulgurante de l’Ogefrem transparaît, à ce jour, notamment par une paix sociale instaurée grâce au dialogue social permanent, la bonne gouvernance, ainsi que la régularité et la consistance de la rémunération ; l’amélioration sensible des conditions de travail par l’acquisition d’un important charroi automobile et le recours aux NTIC, équipements informatiques, VSAT avec bande dédiée qui relient toutes les entités Ogefrem à travers le pays et dans les coins les plus reculés ; l’existence d’un vaste programme de redéploiement des activités de cet établissement public avec, à la clé, un réseau bien articulé des infrastructures d’appui à l’assistance aux chargeurs aux points de rupture des charges l’assistance aux chargeurs par une approche de proximité ; la performance de la FERI ?

Quel est ce patriote qui tentera de faire la politique de l’Autriche en ignorant les investissements qui sont passes successivement de Usd 426 874 en 2006 741 485 en 2007 1,6 million en 2008 et 4, 05 millions en 2009, soit un taux de croissance moyen de 144 %, et qui ont été reverses dans le cycle d’investissement dans lequel Emile Ngoy s’est résolument engage ?

Ces fonds n’ont-ils pas été utilisés pour acquérir les immobilisations physiques nécessaires au maintien et à la modernisation de l’outil de travail ? N’ont-ils pas permis entre autres, la construction des infrastructures d’assistance aux chargeurs, en l’occurrence les parcs à bois et à véhicules à Boma, dans le Bas-Congo, signant ainsi une contribution signification de l’Ogefrem aux 5 chantiers du Raïs ?

Qui ne sait pas que contrairement aux années d’avant Emile Ngoy, les salaires sont payés régulièrement et à ce jour ucun arriéré, y compris le 13ème mois, la gratification et le pécule de congé ? N’est-ce pas qu’au total, l’Ogefrem paie 15 mois de salaire à ses agents ? Ce, malgré une croissance de 1/3 du personnel ? N’est-ce pas qu’à l’Ogefrem le plus « petit » agent gagne Usd 400 et le plus grade, le Directeur touche Usd 3700 contre respectivement Usd 160 et Usd 1600 en 2004 ?

Comment alors, dans ce pays où on a besoin de mérite, de tonne volonté, de dirigeants de bon sens, que ces mêmes oiseaux rares soient systématiquement combattus voire découragés, avec l’idée cynique de faire perdurer la médiocrité, partant la misère dans les entreprises ? Aux patriotes de répondre à toutes ces questions, en lieu et place des divagations.

Confusion à l’Ogefrem et à l’AAC : Emile Ngoy et Nyangwile maintenus au boulot !

Rappelons que le Chef de l’Etat, à travers son Directeur de Cabinet, a écrit une lettre à Adolphe Muzito, lui demandant d’instruire la Ministre des Transports et Voies de Communication, Laure- Marie Kawanda, de rapporter purement et simplement les actes pris contre Emile Ngoy et Richard Nyangwile, respectivement DG de l’Office de Gestion et du Fret Multimodal et de l’Autorité de l’Aviation Civile.

C’est en raison des irrégularités manifestes de ces actes. ‘‘Quoique la suspension soit considérée comme une mesure conservatoire, elle doit reposer rigoureusement sur les principes intangibles de transparence et de respect du droit de la défense. Ce qui suppose, en amont, que des faits mis à charge des suspendus soient portés préalablement à la connaissance du Conseil des Ministres et qu’une procédure disciplinaire régulière soit ouverte à cet effet, argumente Gustave Beya, Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat dans sa correspondance.

Donc, pour Joseph Kabila, tous les mandataires nommés par Ordonnance présidentielle restent en place jusqu’à nouvel ordre. Les mandataires de l’Office de Gestion du Fret Multimodal et leurs collègues de l’Autorité de Régulation de l’Aviation Civile restent en place. Ce, malgré les arrêtés de mise en place pris par Laure- Marie Kawanda, Ministre des Transports et Voies de Communication, en violation de l’article 81 de la Constitution du 18 février 2006. Ainsi en a décidé le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange qui, à travers son Directeur de Cabinet, a écrit une lettre au Chef du Gouvernement, Adolphe Muzito, lui demandant d’instruire la Ministre des Transports et Voies de Communication, de rapporter purement et simplement les actes pris, en raison des irrégularités manifestes dont ils sont couverts.

Les mandataires publics, rappelle Gustave Beya Siku, Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, sont nommés, relevés de leurs fonctions et, le cas échéant, révoqués, par Ordonnance du Président de la République, sur proposition du Gouvernement délibérée en Conseil des Ministres, conformément aux dispositions de l’article 81 de la Constitution. Et de préciser : ‘‘Quoique la suspension soit considérée comme une mesure conservatoire, elle doit reposer rigoureusement sur les principes intangibles de transparence et de respect du droit de la défense.

Ce qui suppose, en amont, que des faits mis à leur charge soient portés préalablement à la connaissance du Conseil des Ministres et qu’une procédure disciplinaire régulière soit ouverte à cet effet, à leur égard’’. Donc, pour Joseph Kabila, tous les mandataires nommés par Ordonnance présidentielle restent en place jusqu’à la désignation, dans le respect du principe de parallélisme de forme et de compétence, de nouveaux mandataires.

Voilà qui ne manquera pas de calmer les ardeurs de la Ministre des Transcoms qui a amené un vent de chambardement total dans son secteur mais qui, malheureusement, viole la Constitution, la procédure régulière et surtout empiète sur les prérogatives réservées au seul Chef de l’Etat.

Dans sa lettre adressée à Mme la Ministre des transcoms, le Premier Ministre a été bref. Il a dénoncé des vices qui entachent cette procédure de suspension et a demandé à la Ministre de rapporter les Arrêtés ministériels pris à cet effet et de lui faire un rapport circonstancié.

A l’Ogefrem, le personnel doit s’estimer heureux d’avoir combattu le bon combat, un combat de la légalité. Ce personnel avait demandé au Chef de l’Etat de s’impliquer pour rétablir l’ordre. C’est chose faite. Ensemble avec leurs mandataires, ils doivent se remettre résolument au travail pour maintenir le cap de la croissance au sein de leur entreprise dont les paramètres économico financiers et sociaux, indique-t-on, sont aux verts.

Découvrez, ci-après, en fac-similés, les correspondances du Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat et du Premier Ministre Adolphe Muzito sur les actes de suspension pris par Mme la Ministre des Transcoms, Laure- Marie Kawanda.

La Prospérité/MM


(CL/PKF)