Le Rassemblement des artistes musiciens congolais a dévoilé dernièrement son comité exécutif. Paul Ngoy le Perc, patron du groupe Jaffroz, en sa qualité de chargé de la communication et des relations publiques a été contacté et interviewé.

Dans son entretien avec AfricaNews, il révèle les motivations qui sont à la base de la création de cette ASBL musicale. Paul Ngoy est confiant et pense que le Rassemblement aura une longévité qui permettra aux artistes musiciens RD-congolais de prendre conscience de leurs droits, de vivre de leurs œuvres, d’être sécurisés socialement et de cesser avec la mendicité.

Le chargé de la communication et des relations publiques du Rassemblement des artistes musiciens pense que l’artiste musicien RD­ congolais connaît beaucoup de problèmes, il lui manque une structure pouvant lui permettre d’évolue.

Partout dans le monde, l’artiste a un statut. Dans notre  pays, il est comme un mendiant qui n’est pas sécurisé socialement. Ignorant ses droits et se laissant exploiter par des soi-disant producteurs. « Pour y arrive, il fallait un cadre dans lequel les artistes musiciens pourraient se retrouver et réfléchir sur tout li­ce qui ruine leur métier : C’est là une de grandes raisons de l’existence du RAMUC », a affirmé Paul Ngoy.

Les artistes musiciens RD­-congolais doivent également prendre conscience de leur état. « Un musicien qui est engage dans un ensemble musical, il s’en tout de combien on le paie. Pour ce musicien, l’important c’est faire partie  d’un groupe connu, voyager en Europe mendier et rentrer frimer au pays.

Dans certains orchestres, un chanteur peut écrire une chanson et la chanter. Curieusement, le chanteur n’est pas reconnu comme auteur-compositeur de l’œuvre, on l’écrit sous le nom du groupe ou du leader » a déclaré le Perc, avant de signaler que les artistes reconnus comme auteur ­compositeurs de leurs œuvres ne sont pas affiliés quelque part. Donc il leur est difficile de revendiquer leurs droits.

Les ambitions du Ramuc

Pour le chargé de la communication et des relations publiques cette condition de l’artiste musicien RD-congolais date de très longtemps. Ce faisant, il est impossible d’attribuer la faute à qui que ce soit.

« Les gens se  plaignent, mais c’était en coulisse. Il fallait que le RAMUC existe pour que les conditions  des artistes musiciens soient traitées à haute voix », a-t-il poursuivi. La majorité des gens qui forment le comité directeur du RAMUC sont des personnes qui œuvrent dans divers secteurs de la vie. Pepe Felly par exemple fut membre de l’UMUZA à l’époque. Il a vécu pendant plus de vingt ans en Europe où il a pu comprendre comment  les choses se passent sous d’autres cieux.

« Des gens comme ça nous avons besoin de leur expertise pour partir avec un nouvel élan. Je fais partie de la génération des musiciens qui se battent pour être dans les normes, raison pour laquelle mon nouvel album s’appelle Normes. Moi  je suis parmi les gens qui ont créé tin autre style ce musique ».

Le comité est composé des gens qui ont des têtes asse : posées, qui ont le temps ce penser et qui peuvent proposer solutions », a-t-il confié.

Ce percussionniste est confiant quant à l’avenir du RAMUC. Cela est fondé par le fait qu’il est parti d’une académie en Belgique. Cette académie a plus de quarante ans d’existence et cite fonctionne merveilleusement bien. Il y a des sociétés de musiciens dans le monde qui marchent parfaitement depuis beaucoup d’années.

« Pourquoi pas en RD-Congo ? », se demande le Perc, avant de préciser que bien qu’étant ouvert à tous les artistes musiciens RD-Congo, il a néanmoins des conditions requises pour adhérer au RAMUC. « Aujourd’hui  pour avoir une carte d’artiste, il n’y a pas de critères, la condition c’est payé.

RAMUC à une assemblée générale qui a crée une commission qui gère les cas de toutes personnes qui veulent partie », précise-t- il. Pour devenir membre du RAMC, il faut remplir la fiche d’adhésion qui sera étudiée à la commission pour examiner le profit de la personne, et à l’assemblée générale d’approuver.

Barick Buema/AfricaNews


(Milor/BT/PKF)