Un atelier d’échanges organisé par l’Observatoire des ressources naturelles en Afrique Australe (Sarw). Cadre choisi : le Centre d’études pour la promotion de l’action sociale (Cepas), dans la commune de Gombe. Les participants à cet atelier, membres de la société civile pour la plupart, devaient échanger autour du thème : le pétrole de la Rdc et la société civile.

Selon les organisateurs de cet atelier, il était question d’étudier les contours des activités pétrolières en Rdc ainsi que les projets bilatéraux en cours de développement avec les pays voisins de la République démocratique du Congo. En plus, les différents intervenants devaient argumenter sur les revenus attendus à court, à moyen et à long terme par l’Etat.

A en croire le chef du bureau de Sarw/Rdc, Georges Bokondu, l’organisation de cet atelier s’inscrit dans le cadre de la transparence et la bonne gouvernance des ressources naturelles de la Rdc.

Il s’agit, selon lui, d’une sensibilisation générale pour la gestion rationnelle des ressources pétrolières de la RDC, afin que ces dernières soient valorisées et qu’elles puissent réellement contribuer à la croissance de l’économie nationale.

Dans son exposé, le représentant du ministère des hydrocarbures, M. Pili-Pili, s’est attardé sur les potentialités que regorge la RDC en ressources pétrolières. Selon le représentant du ministre, l’exploitation pétrolière exige des capitaux considérables.

Et par conséquent, a-t-il estimé, des autorisations d’exploitation ne peuvent être remises qu’à des investisseurs sérieux, ayant des capacités requises. « L’on ne peut prendre le risque d’affecter l’argent de l’Etat à l’exploitation du pétrole, au risque de ne pouvoir le justifier. A la limite, l’argent de l’Etat peut être affecté aux travaux préliminaires », a-t-il fait savoir.

Quant à lui, le représentant de la société de l’Ituri, l’Abbé Ndrabu, a fait part des inquiétudes des populations de cette contrée, relatives à l’exploitation du pétrole dans cette partie du pays. Selon ce prêtre, les populations locales doivent trouver leur compte dans la quantité du pétrole exploité en RDC.

« La non préparation des populations locales quant à leurs droits, constitue un danger permanent », a-t-il indiqué, avant de s’interroger sur l’existence des enjeux internationaux, relatifs à l’exploitation du pétrole en République démocratique du Congo.

Intervenant à son tour, le représentant de la province du Bas-Congo, Jean Marie Mwanda a déploré le fait que des exploitants pétroliers de Muanda (Bas-Congo) polluent l’environnement. Il a émis le vœu de voir les entreprises qu’il a qualifié de « pollueurs », de prendre leurs responsabilités quant aux dommages causés à l’endroit des populations.

Pire encore, estime-t-il, la contribution de l’exploitation pétrolière au développement de la province du Bas-Congo reste dérisoire.

Parmi les recommandations de participants à l’endroit des gouvernants, figure la promulgation des lois solides. Celles qui puissent prendre en compte les revendications des populations locales.

Le Potentiel


(AAM/CL/PKF)