mayaulaSauf imprévu, la dépouille mortelle du guitariste, auteur compositeur et ancien footballeur Freddy Mayaula Mayoni décédé le mercredi 26 mai dernier à Bruxelles arrive ce jeudi à Kinshasa. Mais, le programme des obsèques n’est pas encore publié.

Auteur des tubes à succès comme « Bombanda compliqué », « Chérie Bondowe », « Ndaya » interprété par la chanteuse Mpongo Love puis, « Nasi nabali » chanté par Tshala Muana ainsi que « Kotika te », « Ousmane Bagayoko » et autres « Doudou a mwen », Mayaula Mayoni ne reste pas moins un musicien atypique.

Décédé à l’âge de 64 ans, « Don Padrino » -comme il aimait se faire appeler-, trouvait le mariage trop contraignant. Il ne laisse donc pas de veuve. Ni des orphelins*, ce qui est assez insolite pour être signalé.

Freddy Mayaula n’aimait pas non plus les clips, indiquant pour expliquer cela qu’il n’était pas un « musicien de scène », témoigne Jean-Marie Elesse, son beau-­frère et par ailleurs producteur de quelques albums du défunt.

Fils de diplomate alors en poste en Tanzanie, Freddy Mayaula a eu à briller au sein de l’attaque ­mitraillette de l’A.S. V.Club au point d’être sélectionné en équipe nationale, les Léopards.

Mais, au grand dam de ses fans et sans doute au grand soulagement des supporters de Daring à qui il a fait bien des misères, Freddy ne courut pas longtemps sur la pelouse du stade Tata Raphaël. Il rejoignit son père en Tanzanie. Là-bas, il joua dans le club Yanga Sport de Dar es-Salam qu’il quittera après pour poursuivre ses études à l’Université Catholique de Louvain.

A Charleroi, Freddy Mayaula se signale aussi dans Racing Club puis, Jette, un club de football de Bruxelles.

Ayant appris à jouer de la guitare à Charleroi, Mayaula intégra un orchestre des étudiants congolais, Africana. Il y joua notamment avec un certain Teddy Kinsala.

Quand il regagne Kinshasa en 1975, c’est pour se lancer dans une carrière musicale émaillée de succès mais, aussi de passages à vide.

Son tout dernier album à succès, à savoir « L’amour au kilo » est un véritable classique qui, plus de quinze ans après, continue de résister à l’usure du temps et à tenir tête aux tubes les plus récents de la musique congolaise.

*(Ndlr MMC : Mais quid de celui que les médias présentent comme son fils et qui était alors étudiant en Afrique du Sud lorsqu’il est tombé malade en Tanzanie et qui a permis son rapatriement en Rdc ?).

Kale Ntondo/Visa


(Tkm/BT/PKF)