On le sait maintenant. Les Casques bleus de la Monuc ne quitteront la République démocratique du Congo au 30 juin 2010. Le Conseil de sécurité des Nations unies vient de décider d’y maintenir ses Casques bleus jusqu’en juin 2011. C’est ce qui ressort de la réunion du Conseil de sécurité tenue, hier vendredi 28 mai, au cours de laquelle d’importantes décisions ont été prises en rapport avec la question du retrait des forces de la Mission des Nations unies au Congo.

Etant donné la situation sécuritaire précaire sur le terrain en RDC, le Conseil de sécurité n’autorise que le retrait de quelque 2000 soldats de la paix de la République démocratique du Congo au 30 juin. Entre-temps, la force appelée Monuc (Mission des Nations unies au Congo) sera rebaptisée « Organisation des Nations unies Mission de stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) à partir du 1er juillet. En marge de cette réunion, on apprend par ailleurs que les forces des Nations unies resteront en République démocratique du Congo jusqu’en juin 2011.
 
Le Conseil de sécurité a donc retardé sa décision du retrait complet de la RDC de sa force de 20.500 Casques bleus, comme demandé par le gouvernement congolais. On se souviendra qu’il y a quelques mois, l’Exécutif congolais avait demandé aux Nations unies, par le représentant du Secrétaire général des Nations unies, Alan Doss, de lui présenter le plan de désengagement de ses troupes en République démocratique du Congo.

Vendredi, les 15 membres du Conseil de sécurité ont adopté à l’unanimité une résolution visant à maintenir une présence des Nations unies en RD Congo jusqu’au 30 juin 2011. La résolution permet de maintenir jusqu’à 19.815 militaires, 760 observateurs militaires, 391 policiers et 1.050 membres d’unités de police constituées.
 
Il convient de rappeler que les Casques bleus sont arrivés au Congo en 1999, initialement pour faire face à la guerre civile à l’échelle nationale.

Depuis la fin du conflit en 2003, les militaires des Nations unies ont eu affaire avec les différentes milices qui ont été impliquées dans le pillage des ressources minérales dans la partie Est du pays.

La plupart de ces miliciens ont été soit désarmés, soit intégrés dans les Forces armées de la République démocratique du Congo, FARDC, l’armée nationale, soit encore réduits à des groupes de bandits armés, à défaut de réintégrer la vie civile par le processus de démobilisation, désarmement et réinsertion, DDR.

St. Augustin Kinienzi/Le Potentiel


(TN/Tkm/GW/Yes)