La ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo accueillera en novembre 2010, la conférence extraordi­naire des chefs d’Etat et de gou­vernement de la conférence internationale sur la région des Grands-Lacs (CIRGL) sur l’exploitation illégale des ressources naturelles dans la région. C’est ce qui ressort de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs, tenue du 25 au 26 mai 2010 en Ouganda.

Onze pays membres de la CIRGL ont été représentés par leurs ministres de la Coopération et Intégration régionale, des Af­faires étrangères ou de la Sécu­rité et de l’Intérieur. La rencontre devra être précédée d’une réunion du co­mité régional interministériel pour convenir de l’ordre du jour et des documents pertinents pour le sommet. Mais aussi, elle sera précédée d’une réunion des mi­nistres en Charge des minerais et des ressources naturelles au sein des Etats membres de la CIRGL en vue d’approuver les mécanis­mes de la CIRGL et les outils vi­sant à lutter contre l’exploitation des ressources naturelles.

Représentant la WC lors de ces assises, le ministre de la Coopération internationale et régionale. Raymond Tshibanda N’Tunga Mulongo, a, dans son mot de remerciement, promis d’être reconnaissant à la décision prise par cette réunion ministé­rielle en ces termes: « J’en suis convaincu que, nos populations, singuliè­rement nos mères, femmes, filles et notre jeunesse, princi­pales victimes des crises et des conflits, nous seront recon­naissantes demain ».

Avant de préciser que cette « exploitation qui est incontestablement un facteur aggravant, sinon dé­terminant, de l’insécurité et de l’instabilité dans notre ré­gion ». Raymond Tshibanda a également appelé l’assistance à se préoccuper de cette situation, très sérieusement au même titre que la vente et la circulation des armes de petites calibres qui « con­tribuent à entretenir des situations d’insécurité dans la région du pays ».

Développer des stratégies

Ils doivent ainsi développer ensemble des stratégies pour stopper ces divers trafics. Assumant les fonctions de rapporteur de ces assises, Ray­mond Tshibanda a rassuré aux conférenciers que les nouvelles de la situation sécuritaire en RDC sont bonnes et que cette situation s’améliore au jour le jour.

C’est dans ce contexte qu’il a emboîté les pas aux délégués du Rwanda et de la Centrafrique, travaillant sur ce sujet, de conju­guer ensemble les efforts consi­dérables pour « neutraliser tous les groupes armés, considérés à juste titre comme des forces négatives, ennemis numéro un de la paix et de stabilité dans la région des Grands Lacs ».

Une façon pour le ministre con­golais d’appeler les pays concer­nés par ce phénomène à agir d’un commun accord en vue de progresser et mettre définitive­ment fin à des foyers d’insécu­rité. A cet effet, Raymond Tshibanda a convié les conféren­ciers ciblés à faire preuve de fer­meté en travaillant ensemble pour atteindre des résultats probants. Et le ministre de renchérir : « La RDC attend poursuivre son en­gagement avec ses autres pays voisins afin d’éradiquer ces grou­pes armés ».

Il a également évoqué la question sur le programme envi­sagé par la RDC pour neutrali­ser des FDLR et la mise en oeuvre de l’opération, « Amani Leo ». C’est dans ce souci qu’il a accepté la proposition du mi­nistre centrafricain sur l’organisation d’une réunion spéciale as­sociant les autorités opération­nelles et politiques. Ce, en vue de trouver des solutions concer­tées au problème de la LRA.

Bienvenu Ipan/Le Potentiel


(TN/TH/GW/Yes)