La Rdc est un Etat de droit. On ne peut pas le dire sans poser des actes qui le démontrent. Après ce qui est arrivé au Palais du peuple à la suite de la motion de censure déposée par l’opposition contre le gouvernement Muzito, on ne pouvait comprendre qu’il n’y ait pas intervention de la Justice.

En effet, il nous revient que le Procureur général de la République a effectivement commencé la démarche auprès du président de la chambre basse du parlement.

Dans sa lettre, le Procureur général demande au bureau de l’Assemblée nationale de lui fournir tous les éléments matériels autour de cette motion qui a fait des vagues. Quels sont ces éléments ?

En effet, le président de l’Assemblée nationale ne met pas en accusation ses collègues députés fussent-ils de l’opposition. Ajoutons que certains membres de la majorité ont également apporté leur concours à l’élaboration de cette motion. Dans une émission sur Africa Tv, le député Puela qui arbore la qualité de membre de la majorité, a déclaré haut et fort que son groupe avait participé à l’élaboration du texte.

C’était pour brandir l’argument repris en chœur, notamment par François Muamba que ce n’était pas une motion de l’opposition seulement. Par conséquent, personne ne pourra parler d’une action de justice contre l’opposition. Il ne reviendra au président de l’Assemblée nationale que de produire à l’intention du Procureur général de la République, cette motion et les différentes signatures qui ont fait problème.

Le président de l’Assemblée nationale devra également déposer auprès du Procureur général de la République le Pv de la Conférence des Présidents au cours de laquelle les « motionnaires » ont fait leur premier aveu.

L’Avenir


(CL/Yes)