Samedi 15 mai 2010, deux artistes, Werrason et Ferre Gola ont déferlé leurs décibels artisti­ques, respectivement, en la salle festival de Nantes Nord et au Zé­nith. Les fraîches nouvelles en pro­venance de la France renseignent que les productions ont connu le succès.

Comme il fallait s’y attendre, Ferre Gola avait attiré un monde considérable au Zénith de Paris.

La salle prestigieuse de la France était remplie à 70%. Pour cette prestation, Ferre Gola avait répertorié les chansons à succès de son parcours musical.

Parmi elles, « Japonais Okito », « Amour intérêt », «  Qui vivra, verra! », « 100 Kg », « 3ème doigt », « Légumes », « Maboko pamba » et autres. De plus, un spectacle original a soutenu le tour de chant présenté par la vedette.

Selon notre confrère Zacharie Bababaswe, la seule fausse note, au cours de cette production aurait été la discorde entre les chroniqueurs de musique évoluant en Europe et ceux qui ont accompagné Ferre Gola au Zénith.

Il aura renseigné, lors d’une intervention télévisée que deux confrères en seraient venus aux mains quelques minutes avant le début du concert. Ils voulaient, chacun, faire office de maître des céans de cette production. Mais, l’ambiance dégagée par « Jésus des nuances » et ses musiciens a englouti cette discorde.

Déchaînement du « Roi Lion » sur son lionceau

Pendant ce temps dans la ville Nantes, Werrason avait fixé rendez-vous à ses fans, après son séjour au Canada dans le cadre de la signature d’une série de con­trats pour des concerts. A son in­vitation, une affluence de gens a répondu. Mais, il est renseigné que la communauté congolaise s’était scindée en deux au profit de Werrason et Ferre Gola.

Pour ce dernier, l’idée d’un concert par « Igwe » n’est que provocatri­ce et de nature à vouloir enclen­cher la polémique. Cela, à l’instar de la vielle époque de la guerre des salles entre Wenge Bcbg et Wenge MMM. Werrason avait l’intention de nuire à la production de son jeune frère, musicien et chanteur congolais.

Parce qu’il faut que je dise que son concert à Nan­tes, a été improvisé dans le but de couler Ferre Gola. Heureuse­ment, en a eu pour son comp­te, s’est exprimé un mélomane déçu du comportement du patron de Wenge MMM.

En dépit de tout, Werrason a brute de milles feux. Sinon, au début de sa production caractéri­sée par un bon son, une série de chorégraphies attachantes soute­nues par des séquences caden­cées avec des cris d’animation assainis de toute forme d’insani­tés.

Une fin déplorable pour Werrason

Cependant, d’après Afrique Echos Magazine, le bel élan avec lequel Wenge Musica Mai­son Mère avait débuté son spec­tacle, s’était vile estompé avec la mauvaise idée de Werrason d’in­viter des comédiens à présenter quelques sketches. Sai Sai, La Duchesse, Vue de loin et Esobe ont été catastrophiques.

Tout d’abord, pour avoir marginalisé une frange de mélomanes, pendant environ une demi-heure, par une comédie négociée en lingala. Ensuite, pour une inspiration pathé­tique, affligeante de nullité, puisée au fin fond des slips.

Cette brève représentation théâtrale qui s’est avérée longue, en raison des insanités dégagées au cours de celle-ci, aura décro­ché le public. Werrason semblait, des lors, s’être égaré de sa pres­tation. Il  n’y est plus… et le public le voyait à peine alors qu’il se donnait l’autorisation de s’éclipser plusieurs fois dans les coulisses en pleine interprétation des chan­sons ou de donner le dos au pu­blic, renseigne-t-on.

En outre, il est indiqué que le concert avait, perdu de sa ferveur, les chansons étant devenues longuement inter­minables, s’illustrait, des lors, tel un vrai bazar. Et comme une suite logique, à 4 heures 30’, l’alarme incendie s’est déclenchée en même temps que l’alimentation de la table de la sono, ne faisait plus passer plus l’électricité.

De l’avis de notre source, cette coupure a été sans doute programmée par le gestionnaire de la salle en fonction de l’heure pré­vue pour la fin du concert.

C’est sur cette note assez décourageante, au regard de la qualité du con­cert qui avait tellement baissé, que le concert s’est achevé aux peti­tes heures du matin.

Le public n’a même pas eu la force de se révol­ter parce qu’il estimait que cette production scénique avait bien débuté avec en toile de fond une remarquable complémentaire des chanteurs et instrumentistes, un chant harmonieux et une intelligente gestion de la scène.

Cette combine avait permis de dégager de la bonne musique et le show, surtout, à la montée sur scène de Werrason, mouillé dans un blouson noir en cuir qui laissait découvrir un t-shirt blanc sur un jeans très ten­dance. Hélas ! La carence de stratégies avait désorienté « Roi lion ».

B.A./Uhuru


(Milor/BT/PKF)