Ce festival est tout d’abord conçu pour regrouper les jeunes artistes congolais autour d’un idéal : la culture congolaise dans sa diversité expressive.
C’est depuis le 18 mai que le Centre-Wallonie Bruxelles (CWB) de Kinshasa a abrité le festival Cœur d’Afrique, une opportunité offerte aux jeunes talents anonymes de s’exprimer devant un grand public homogène.
Bien que cette édition n’ait pas eu d’engouement de la part des sponsors et partenaires, les artistes musiciens de haute facture culturelle se sont défendus tant artistiquement et scéniquement.
Pour son promoteur, ce festival est tout d’abord conçu pour regrouper les jeunes artistes congolais autour d’un idéal : la culture congolaise dans sa diversité expressive.
La journée du mardi 18 mai, avait à l’affiche deux groupes musicaux : le Groupe Cize de la commune de N’Djili et Cartel de Yolo dans la commune de Kalamu.
Pour le premier groupe, celui du Reggaeman Cize, tout a roulé comme sur des roulettes. Des textes pour la plupart en français, engagés, bien structurés, ont passionné et captivé le public… Bref, cet artiste du reggae, venant du coté de l’Est de la ville de Kinshasa n’a pas du tout démérité avec sa présence remarquable sur la scène bien sûr.
Avec interaction, le public a facilement adhéré à ses chansons combien fascinantes, valorisant tout haut « Africa Free » qui veut dire « l’Afrique libre ».
Parce qu’il s’agissait d’une édition du Festival Cœur d’Afrique qui coïncide avec l’année du cinquantenaire de la RDC, ce jeune musicien n’a pas manqué de chanter son pays tant aimé, sa meilleure patrie, la République démocratique du Congo (RDC) dans « le chant du cinquantenaire ».
Dans ses paroles, il disait à peu près : « Debout ! les congolais, ensemble tenons-nous la main dans la main pour construire notre pays. Rendons toujours hommage à tous ceux-là qui ont milité afin que nous nous jouissions tant bien que mal à l’occasion de l’anniversaire de cette indépendance. Ils ont mis leurs vies en danger pour crier tout haut « Viva lipanda »’, à leurs risques et périls. 30 juin du 30 juin, jour sacré soit le témoin, jour sacré de l’immortel, serment de liberté que nous léguons à notre postérité pour toujours … ».
Pour inciter les jeunes kinois au travail, le Raggaeman Cize, dans son style du Grand Bob Marley, a aussi chanté un morceau demandant aux jeunes de ne pas minimiser le bulot qu’ils font, quel que soit le prix.
« Il faut travailler pour gagner du pain. Ne jamais baisser les bras au risque de mendier ». Reposant sa chanson sur la phrase biblique qui dit que « celui qui ne travaille pas, ne mange pas non plus », ce jeune talent s’est adressé, en chantant, directement au public pour l’encourager en disant que « Même si tu es pousse-pousseur, c’est du bulot. Même si tu es cireur, vendeur de pain…c’est du bulot. N’abandonnez jamais vos taches ».
Cartel de Yolo, après avoir fait la pluie et le beau temps, refait surface dans ce festival avec un spectacle au-dessus de la moyenne.
Bien qu’à un moment du spectacle la technique avait déchanté, ces artistes du quartier Yolo ont exhibé tout leur sens du professionnalisme et l’adaptation facile dans toutes les conditions d’ubiquité sur la scène.
Ce festival s’est poursuivi le 19 et le 20 mai. Le premier jour, deux affiches de taille ont été à l’honneur ; celle de Wellomoon et du groupe K Positif. Pour la soirée du 20 mai, encore deux formations musicales ont été au rendez-vous, toujours au CWB notamment, Mam’Africa et Milembo Music.
Par ailleurs Cœur d’Afrique, pour cette édition, a élargi son champ d’application jusqu’à Mbankana dans la commune de Maluku, non loin de la province du Bandundu.
La grande cérémonie de clôture de ce festival interviendra le dimanche 23 mai prochain où les prestations scéniques vont commencer à partir 16 heures à l’hôtel de la Presse Invest. Cette journée sera pleine de production. De grands artistes musiciens de renommée comme Lexxus Legal, Monik Tenday, …seront de la partie.
Onassis Mutombo/L’Avenir
(Milor/BT/PKF)