Les experts-délégués du Ministère de la Justice et Droits humains, du Ministère des affaires étrangères, du parlement et de la Coalition nationale pour la CPI en Rdc (CN/Cpi) s’étaient réunis samedi 22 mai au Cepas, en vue d’harmoniser le cahier des charges de la République démocratique du Congo en prévision de la Conférence sur la révision du statut de Rome prévu du 31 mai au 6 juin à Kampala en Ouganda.

« Ces travaux consistent à harmoniser les différentes résolutions qui ont été avancées dans les différents forums qu’on a eus à organiser à Kinshasa, Bukavu, Kisangani, Lubumbashi, et partout ailleurs en Rdc, afin de nous permettre d’avoir un seul cahier des charges qui nous servira de plaidoyer pour la Rdc à Kampala », a indiqué le coordonnateur de la CN pour la CPI en Rdc, André Kito.

Celui-ci a souligné que ces différents experts seront au rendez-vous de la conférence de révision du statut de Rome à Kampala, convoquée par le secrétaire générale de l’organisation des nations unies, du 31mai au 6 juin de cette année.

Pour le ministre de la justice et Droits humains, Luzolo Bambi Lessa, « nous sommes tenus par certaines obligations à coopérer avec la Cour Pénale Internationale (Cpi). Lorsque celle-ci prend une décision, il faut que la justice congolaise l’applique ».

Retenu chef de la délégation de la Rdc à Kampala, Luzolo Bambi a fait savoir que la Rdc est en ordre de cotisation mieux que d’autres pays avant de dire : « La coopération au niveau de judicaire, gouvernemental…, il ya bien de choses à compléter au niveau de coopération ».

« Cette coopération recommande, nous le gouvernement congolais, à obtenir de l’Assemblée nationale de vote de l’adoption de la loi portant mise en œuvre du statut de Rome… Et nous nous allons faire en sorte pour que ces textes soient adoptés dans les tous prochains jours », a précisé le ministre de la Justice et Droits humains.

Selon ce dernier, notamment au sujet de cette conférence, « nous sommes 60 millions d’habitants dont 5 millions sont morts et 5 millions déplacés, au total 10 millions ou soit 15 à 20% des victimes sont traumatisés par les effets de la guerre. Ces victimes attendent le recours, un appui et un soutien, qui peut être social, psychologique… ».

MMC


(HM/Yes)