Une première. Le ministère de l’Enseignement Supérieur et universitaire réunit en confé­rence, du 9 au 12 mai 2010, les chefs d’établissements de ce secteur tant public que privé provenant de toutes les provinces de la RDC. Ce, de­puis 1954, date à laquelle l’université congolaise a été créée. L’occasion sera don­née au génie créateur congolais de montrer de quoi il est capable par l’exposition de ses inventions méconnues.

La République démocratique du Congo connaîtra un événement historique du 9 au l2 juin 2010. Pour la première fois de son histoire, le ministère de l’En­seignement supérieur et univer­sitaire (ESU) organisera la con­férence des chefs d’établisse­ments du secteur. Cadre choisi : l’Académie des beaux arts (ABA) dans la commune de la Gombe, a annoncé le ministre de l’ESU, Léonard Mashako Mamba, au cours de la conférence de presse qu’il a tenue vendredi 21 mai 2010 dans la salle de promotion de cette institution universitaire.

L’objectif visé, a fait sa­voir le numéro un de l’ESU, est notamment d’ « évaluer le fonc­tionnement des établissements de l’Enseignement supérieur et universitaire sur l’ensemble du territoire national; d’ame­ner les dirigeants des univer­sités et instituts supérieurs à s’imprégner de résultats des audits organisationnels et de l’enquête de viabilité organi­sés dernièrement et à en tirer toutes les conséquences, de saisir cette opportunité pour les rapprocher des uns des autres en vue d’étudier les possibilités de collaboration, for­ger une vision commune mar­quée par l’excellence et l’as­surance-qualité, prendre cons­cience des défis de l’entrée dans le système LMD (Licence-­Maîtrise-Doctorat) ». Processus dit de Bologne, qui est une né­cessité pour le système interna­tional standard afin que les diplô­mes délivrés au Congo ne soient plus contestés ailleurs dans le monde.

Il est question également de sensibiliser les chefs d’établis­sements sur la nécessité et l’ur­gence de généraliser le cours d’anglais dans toutes les filières afin de maîtriser cette langue. Sans oublier qu’elle contribue à la réduction de la fracture numé­rique en accédant aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), de promouvoir le gender l’accès aux filles dans les filières scientifiques et technologiques et d’améliorer l’environnement dans lequel évolue l’étudiant.

Quant à l’exposition, il s’agira de montrer à la Nation congolaise, aux autorités politi­ques, aux chefs d’entreprises, aux partenaires à la coopération bilatérale et multilatérale que l’enseignement supérieur et uni­versitaire est le lieu par excel­lence de la formation de l’élite. Ils auront l’occasion d’apprécier « des oeuvres de l’intelligence et de découvrir l’adéquation entre la formation et le monde du travail. Cela par l’exposition des travaux de fin de cycle des étudiants et ceux de recherche des profes­seurs ainsi que des inventions des étudiants, entre autres, des Fa­cultés polytechniques et des Sciences de l’Institut supérieur pédagogique et technique (ISPT), de l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA) etc.

Le ministre de l’ESU a aussi fait savoir qu’une nouvelle équipe du Centre inter disciplin­aire pour le développement et l’éducation permanente CIDEP) a été mise en place depuis le l5 mai 2010.

C’est un comité directeur qui comprend trois membres et dont la mission est de servir de charnière entre l’université et la société pour l’organisation des séminaires et sessions de recyclage.

Auparavant, le directeur généra1 de l’ABA, Shongo Lohonga Dangi Daniel, avait présenté au ministre Leonard Mashako, le Trophée de l’Excel­lence que son établissement vient de remporter à Libreville au Ga­bon par l’entremise de trois étu­diants à la suite d’un concours organisé par un jury internatio­nal de la sous région de l’Afri­que centrale (le Gabon, la RDC, la République du Congo, la Guinée équatoriale et Sao Tome et Principe). L’étudiant Kipongo Mukendi a arraché le Premier Prix « Paix universelle » repré­senté par une sculpture en bois d’ébène. Quanta Eddy Budiongo et Mwamba David, ils ont reçu respectivement le 2ème Prix « Réveil d’un géant » pour la peinture et le 3ème Prix « La Paix » pour le cuivre battu.

Olivier Dioso/Le Potentiel


(GTM/Tkm/Yes)