Le message fort du 13ème anniversaire de la victoire de la Libération du 17 Mai aura été le vibrant appel lancé par le Secrétaire général du PPRD et président de l’Assemblée nationale aux nationalistes congolais pour préserver l’héritage de Mzee Laurent-Désiré Kabila
La commémoration du 13ème anniversaire de la Libération du 17 Mai a été marquée lundi à Kinshasa, outre le culte d’action de grâce au Temple protestant du Centenaire, par une double et haute activité culturelle et politique organisée dans le cadre de l’Hôtel Venus. Il y a eu, effectivement, d’abord une exposition de photos sur la vie du Héros du 17 Mai que le gotha des personnalités et la grande foule assistant aux activités de l’anniversaire ont eu à contempler. La série de ces photos exposées dans les couloirs conduisant à la Salle Okapi de l’Hôtel retracent l’héroïque parcours du révolutionnaire Laurent-Désiré Kabila depuis le long maquis dans les montagnes de Hewa Bora et de Fizi jusqu’aux étapes de son bref règne à la tête du pays.
Revoir l’homme du 17 Mai à travers ces photos édifiait plus qu’un long discours de plaidoirie sur la vie du Héros national. Mzee Laurent-Désiré Kabila apparaît dans son éclatante personnalité aussi bien au milieu des rudes et rustres compagnons de maquis que des pairs chefs d’Etat et autres illustres responsables politiques de la scène mondiale. Rien d’étonnant que les visiteurs contemplant ces photos aient affiché une nette attitude de recueillement devant le souvenir ainsi gravé de l’exploit de vie de l’immortel Libérateur.
Après avoir contemplé les photos de l’exposition, les invités officiels, parmi lesquels se remarquaient de nombreux nationalistes de tous bords, ont pris part à la réception autour d’un déjeuner contact offert par le comité organisateur des activités commémoratives de l’anniversaire à l’ordre du jour. Le ministre des Relations avec le Parlement qui a présidé ledit comité accueillait jovialement ses invités.
Le Salon Okapi a vibré de tout son éclat à cette réception sous l’animation d’une série d’ensembles musicaux chrétiens exécutant des chants magnifiant les bonnes œuvres recommandées dans les enseignements religieux. Mais le cachet spécial de cette production musicale aura été la prestation d’un groupe de jeunes gens et jeunes gens nés à la date du 17 mi 1997. Ces jouvenceaux et jolies minois congolais âgés de 13 ans comme la Révolution du 17 Mai ont formé un admirable chœur pour exécuter un chant fort prisé par Mzee Laurent-Désiré Kabila, en l’occurrence l’Hymne des Opprimés pour le grand plaisir de l’assistance toute admiratrice.
Vif appel à l’unisson des nationalistes !
S’agissant de l’acte politique qui aura cristallisé l’attention à cette manifestation, c’est au Secrétaire général du Parti du Peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) formation politique initiée par le président Joseph Kabila, qu’il est revenu de le poser. M. Evariste Boshab s’y est prêté avec toute sa verve oratoire et toute sa prestance de président de l’Assemblée nationale pour situer le véritable sens de la commémoration du jour. Voici le discours de circonstance présenté comme le message fort à retenir pour cet événement.
« Chers Camarades,
Je voudrais saluer la présence des compagnons de Mzee Laurent-Désiré Kabila dans cette salle. Je voudrais également saluer la présence des camarades du Palu. Je salue enfin, je vous salue enfin vous tous, Camarades nationalistes, dans la diversité de vos opinions. Je suis particulièrement heureux de prendre la parole au nom du PPRD pour vous dire qu’aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Journée de la Libération, cette journée est celle de la réhabilitation des Nationalistes sous la houlette de Mzee Laurent-Désiré Kabila !
En effet, ce 17 Mai n’est pas comme les autres, car, enfin, les Nationalistes ont compris que de leur unité dépend la survie du pays. Nos différentes formations politiques ne sont que des moyens pour parvenir à l’objectif commun, celui de bâtir un pays plus beau qu’avant. L’unité magnifiée par les Pères spirituels dont tous les Nationalistes sont héritiers est la valeur suprême qu’il importe de préserver, valeur pour laquelle les Nationalistes ont vécu dans le différents maquis, afin que la flamme ne puisse s’éteindre.
Il y a donc un binôme indissociable entre l’unité des Nationalistes et l’unité du pays. Dans tous les cas, pour survivre, les Nationalistes n’ont pas de choix, ils doivent s’unir, comme dit d’ailleurs un slogan de mon parti : « Unis nous vaincrons, divisés nous mourrons ».
Aujourd’hui la nature a su rendre justice aux Nationalistes face aux falsificateurs de l’Histoire, spécialistes en récupération, ceux qui célèbrent les exploits qu’ils n’ont jamais réalisés. Sans s’être repentis de leurs crimes du passé, ils ont le toupet de vouloir banaliser la date du 17 Mai, en la mettant en compétition avec une autre date où un homme a fait couler des larmes de crocodile !
Et pourtant le 17 mai 1997, retour des Nationalistes, réalisation de leur projet du départ, celui de démocratiser le pays en le rendant plus beau qu’avant, parce que bien avant, c’était l’humiliation, les corvées coloniales, bref la négation de l’homme par un système hostile à tout humanisme, et par la suite, seule filière très puissants, car la division survenue dans les rangs des Nationalistes permit aux falsificateurs de l’Histoire de réinstaller le système colonial avec les couleurs de l’indépendance.
La peur, l’oppression, la désarticulation de l’homme, sa clochardisation, la terreur et la complicité extérieure furent les seuls moyens de maintenir artificiellement en vie un système impopulaire, une dictature des plus odieuses ! Il a fallu la détermination d’un homme, la foi en un idéal supérieur, le sens élevé du sacrifice, le dévouement, afin de mettre fin à la falsification de l’Histoire.
Le 17 mai, Mzee Laurent-Désiré Kabila met fin jacasseries des révisionnistes qui avaient cru qu’ils pouvaient forcer l’Histoire, alors que celle-ci ne peut ni se forger, ni se forcer, car elle est une suite événementielle qui, certes, est soumise à l’action de l’homme, mais échappe à toute action manipulatrice.
Ce 17 mai n’est pas comme les autres, car la conscience nationaliste est retrouvée. Et puisque la conscience nationaliste est retrouvée, il y a rétablissement du lien historique entre les pionniers et les continuateurs. Les pionniers qui sont, sans être exhaustif, Simon Kimbangu, Patrice Emery Lumumba, Mzee Laurent-Désiré Kabila, Antoine Gizenga et Joseph Kabila !
Permettez-moi d’ouvrir la parenthèse de Joseph Kabila. Né dans le maquis de Fizi où à partir du berceau il apprit que l’unité du pays était la valeur suprême, n’a pas hésité, face au destin tragique de Mzee Laurent-Désiré Kabila, de reprendre le commandement, pour faire triompher les valeurs que prônent les Nationalistes.
Et vous comprendrez que le choix opéré par le patriarche Antoine Gizenga avant le 2ème tour des présidentielles de 2006 était dicté par un repère commun qui est le Nationalisme. Contrairement à ceux qui pensent que le Palu avait en face de lui plusieurs choix, moi j’affirme que le Palu n’avait qu’un seul choix, car s’allier aux autres aurait signifié enterrer le Nationalisme et donc rendre inutile sinon insensé le combat qu’il aura mené toute sa vie durant. Les atomes crochus des nationalistes avaient dicté le choix afin qu’ensemble nous remettions sur les rails les projets du départ.
Il n’y a qu’un seul Nationalisme, même si les nationalistes dans leurs méthodes d’approche peuvent présenter quelques nuances, s’agissant de la manière la plus efficace d’atteindre l’objectif commun, celui de rendre l’homme maître de son Histoire, maître de son destin, c’est-à-dire : bâtir un pays plus beau qu’avant.
Bâtir un pays plus beau qu’avant, c’est le projet originel des Nationalistes et ils le démontrent aujourd’hui par un vaste programme des Cinq chantiers, programme initié par le Chef de l’Etat.
Ce pays était abandonné à lui-même sans aucun projet de développement depuis que les traîtres à la Nation avaient réussi à semer la zizanie dans les rangs des Nationalistes, pour mieux les abattre. Heureusement que les véritables Nationalistes ne veulent pas, parce que même si le corps peut tomber sous les coups des balles des traîtres, comme ce fut le cas de Mzee, l’esprit ne meurt pas, l’esprit demeure !
Mzee est mort, mais il vit et survit par la capacité des Nationalistes de persévérer et de préserver l’idéal. Le 17 Mai 1997, point de rupture avec les imposteurs qui avaient cru que la terreur ne pouvait être vaincue, après qu’ils aient erré ça et là, de peur que la monnaie de leur pièce ne leur soit rendue.
A la faveur de la révolution pardon prônée par Mzee Laurent-Désiré Kabila, ils rentrent au pays non pas pour se repentir, en vue de contribuer à l’œuvre de la reconstruction nationale, mais plutôt pour revenir à leurs vieux amours, pour chosifier l’homme !
Heureusement pour nous, l’unité des nationalistes ne laissera plus passer l’incurie. La survie des nationalistes est dans leur unité. C’est pourquoi je lance l’appel à tous les nationalistes, où qu’ils soient, qu’ils puissent se joindre à nous, afin que le projet des Pères de l’Indépendance soit mis en œuvre.
Le 17 mai 2011 sera célébré sous le signe particulier de l’unité des Nationalistes, et tous les efforts seront déployés pour que l’unité ne soit pas de façade, mais plutôt l’unité de cœur et d’esprit !
Je voudrais terminer en demandant à tous les Nationalistes, quelles que soient leurs colorations, de comprendre que le temps est venu de rendre justice aux Pères de l’Indépendance, en mettant en œuvre leur projet. Mais ce projet ne peut être mis en œuvre que par les nationalistes, et s’ils sont unis ! Je vous remercie.
Daniel Nzuzi/MMC
(DN/Yes)