Un sit-in des agents des Affaires foncières a été organisé hier mardi 4 mai devant le cabinet du ministre de la Justice et des Droits humains. Les manifestants, pas très nombreux sur le lieu, soutenaient que ce qui compte ce n’est pas le nombre, mais l’importance du message à passer. Ils revendiquaient leurs droits bafoués, selon eux.
 
Les agents de l’Etat du ministère des Affaires foncières ont organisé hier mardi 4 mai un sit-in devant le cabinet du ministre de la Justice et des Droits humains. C’était à l’initiative du Syndicat libre du Congo (SLC).

Les manifestants, pas très nombreux sur le lieu, soutenaient que ce qui compte ce n’est pas le nombre mais l’importance du message à passer, brandissaient une banderole sur laquelle on pouvait lire la motivation de leur démarche. Ils scandaient des slogans qui traduisaient leurs ras-le bol. « Pour nos droits nous mourons », lançaient-ils en cœur.

Les manifestants, qui ont attiré sur eux l’attention des passants et des curieux, mais aussi et surtout celle des membres du cabinet du ministre de la Justice, ont finalement été admis au cabinet du ministre Luzolo Bambi où ils ont été reçus par le directeur de cabinet adjoint, M. Makunza.
 
«Ensemble, nous avons parcouru le mémorandum destiné au ministre de la Justice », a confié au journal Le Potentiel, à l’issue de cet entretien, le vice-président du Syndicat libre du Congo, Léon Bakaka Kalamba. De cet entretien, a poursuivi le vice-président du SLC, les manifestants ont retenu l’orientation donnée par le directeur de cabinet à leur mémorandum, en ce qui concerne sa quintessence.

« Le directeur de cabinet a conseillé aussi les manifestants d’enrichir ce mémorandum et de fournir des preuves d’accusations à l’endroit des personnes incriminées dans ce document », a par ailleurs indiqué Bakaka Kalamba.

Et d’ajouter : « Le directeur de cabinet également invité les manifestants de prendre l’essentiel pour chaque rubrique contenue dans ce mémorandum pour permettre à l’autorité d’agir ».

Pour les autres cas, a-t-il signalé enfin, le directeur de cabinet a demandé aux responsables du Syndicat libre du Congo de relever, à l’intention du ministre de la Justice, tous les parquets qui ont réussi leurs doléances et qui n’ont pas agi.
 
Selon les signataires de ce mémorandum, « celui-ci constitue l’ultime démarche dans la recherche des solutions aux multiples problèmes qui se posent au sein du ministère des Affaires foncières ».

Le document, de quatre pages, fait état, notamment, de l’organisation des états généraux du ministère des Affaires foncières dans le dessein d’élaborer un projet de réforme de la loi foncière. Il fait état aussi des violations des droits de l’homme.

« Eu égard au silence des institutions compétentes et compte tenu des prérogatives du ministère de la Justice et des Droits humains, nous vous prions, Excellence Monsieur le ministre, de bien vouloir examiner ces cas flagrants de violation des droits des citoyens congolais en vue de la promotion et de la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales en république démocratique du Congo », écrivent-ils au ministre Luzolo Bamba.

Florent N’Lunda N’Silu/Le Potentiel


(DN/Tkm/GW/Yes)