Le Vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères a eu un entretien téléphonique avec son homologue américain, la Secrétaire d’Etat, Mme Hillary Clinton, au cours duquel les deux autorités ont évoqué entre autres la question du retrait envisagé de la Monuc de la RDC
Le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a eu mardi un entretien téléphonique d’une bonne demi-heure avec son homologue américaine, Hillary Clinton, pour évoquer principalement la situation en Afghanistan et en République démocratique du Congo (Rdc), a-t-on appris mercredi dans son entourage.
M. Vanackere (CD&V) avait dû renoncer lundi, à la dernière minute, en raison de la démission du gouvernement fédéral, à une visite aux Etats-Unis.
Il aurait notamment dû rencontrer le chef de la diplomatie américaine mardi à Washington et le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, vendredi à New York.
Il a, toutefois, eu mardi après-midi un entretien téléphonique avec la secrétaire d’Etat américaine, au cours duquel il lui a présenté ses excuses pour le report de leur rencontre et explique brièvement la situation politique en Belgique, selon son entourage.
A propos de l’Afghanistan, M. Vanackere a assuré son homologue américaine que la chute du gouvernement n’aurait pas d’influence sur la mise en œuvre des décisions prises le 19 mars par l’équipe Leterme II - la prolongation de la présence militaire belge en Afghanistan, avec un maximum de 626 hommes, jusque fin 2011 et l’envoi de 28 instructeurs supplémentaires – a-on, indiqué de source diplomatique à l’agence BELGA.
Mme Clinton a remercié la Belgique pour l’envoi de ces instructeurs supplémentaires, selon la même source. Ils se sont fixés rendez-vous lors de la prochaine conférence internationale sur l’Afghanistan, qui aura lieu à Kaboul le 20 juillet, faisant suite à celle tenue à Londres le 26 janvier.
Cette conférence doit, selon Washington, « affirmer le soutien international » au gouvernement du président Hamid Karzai, dont les partenaires attendent toutefois qu’il concrétise les promesses faites à Londres, notamment en termes de bonne gouvernance.
Selon son entourage, M. Vanackere a aussi évoque avec Mme Clinton la situation en RDC et la question du renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies en RDC (MONUC), qui expire le 31 mai.
Le gouvernement de Kinshasa souhaite désormais ouvertement le départ de la Monuc « dans le courant de 2011 », avec un début de retrait d’ici le 30 juin, date du 50e anniversaire de l’indépendance de l’ex-Congo belge.
M. Vanackere prône un retrait graduel de la Monuc, sans précipitation -sans doute moins rapide que souhaité par le président congolais Joseph Kabila.
Il préconise ainsi un Calendrier de retrait qui soit plutôt dicté par la « réalisation d’objectifs (par le gouvernement congolais) que par un calendrier ».
Ce que le ministre a réaffirmé mardi à Mme Clinton, un message qui a reçu, selon son entourage, un accueil « assez positif » de la part de la secrétaire d’Etat.
Les deux chefs de la diplomatie ont, enfin, brièvement discuté du dossier Swift (l’utilisation de données bancaires de citoyens européens par les Etats-Unis dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et transitant par la société Swift, basée à La Hulpe) et la situation au Proche-Orient, où M. Vanackere prévoit de se rendre le mois prochain.
APA
(DN/TH/Yes)