Le record de versement de contributions au trésor public – 55 millions de dollars US - par la société First Quantum au titre d’impôts sur les bénéfices et profits réalisés place à la tête du secteur minier cette multinationale canadienne présente en RDC à travers trois filiales
Après la chute de la Gécamines, le secteur minier de la République démocratique du Congo s’est trouvé un leader. C’est un vent de renouveau qui souffle désormais sur le secteur. Il est l’œuvre de First Quantum Minéral (FQM), la multinationale canadienne, présente en RDC à travers ses trois filiales dont Frontier Sprl qui a battu le record des contributions versées au Trésor public à fin mars 2010 au titre d’impôts sur les bénéfices et les profits. Aux éloges du ministre des Finances qui a salué son « comportement citoyen » vient de succéder le prix Mwana Mboka attribué le week-end dernier à Frontier pour tout le soutien à la reconstruction de la RDC bâtie autour de cinq chantiers de la République.
Voilà une entreprise minière qui attire désormais l’admiration de toute une Nation. Le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon, ne s’était donc pas trompé lorsqu’il saluait dernièrement, à la première évaluation de l’application des pactes de doublement des recettes conclus avec les régies financières, le « comportement citoyen » de Frontier Sprl, filiale de la multinationale canadienne First Quantum Minerals.
« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années », disait Pierre Corneille. Tel est le cas pour First Quantum Minérals qui marque de plus en plus le secteur minier congolais. Sa présence en RDC remonte au début des années 2000. Dix ans après, FQM se présente en leader d’un secteur minier en renaissance.
Avec ses trois filiales en RDC (Comisa, Frontier Sprl et KMT), FQM apporte véritablement un souffle nouveau au secteur minier congolais. Malgré toutes les difficultés qui entourent la mise en œuvre du projet KMT résilié en août 2009 par le gouvernement, FQM ne désarme pas. Bien au contraire, il se déploie pour prouver sa capacité à accompagner la RDC dans son vaste plan de reconstruction bâtie autour des « Cinq chantiers de la République ».
Nouvelle reconnaissance
Samedi 24 avril 2010, le très respecté Trophée Mwana Mboka, œuvre d’un fils du pays, Paulin Mukendi, s’est souvenu de FQM en reconnaissant publiquement les mérites d’une de ses filiales : Frontier Sprl.
A fin mars 2010 ; lorsque la Direction générale des impôts (DGI) clôturait les déclarations des entreprises pour solde d’impôts sur les bénéfices et profits (IBP), Frontier Sprl a étonné plus d’un. En trente ans d’exercice de la DGI, aucune entreprise n’a fait comme elle. Près de 55 millions Usd, c’est le montant que Frontier Sprl a déclaré au guichet de la Direction des grandes entreprises, branche spécialisée de la DGI qui gère les gros contribuables, comme IBP pour l’exercice 2009.
La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans toute la République. Car par ce temps de basse conjoncture, l’on ne pouvait imaginer qu’une entreprise aligne des impôts de cette importance. Mais Frontier l’a fait. Qui plus est, il a promis de faire mieux si le gouvernement le met dans les bonnes conditions d’exercer. Tout compte fait, les impôts, droits et taxes versés par Frontier à divers titres auprès des services de la DGI, de la DGRAD et de la DGDA avoisinent pour le seul exercice 2009 près de 75 millions Usd.
Intervenant samedi au Grand Hôtel Kinshasa après la remise du trophée de l’excellence Mwana Mboka à Frontier Sprl, M.Bira Oliveira, son directeur général, a salué la marque de sympathie que toute la Nation congolaise témoigne, au travers de Paulin Mukendi, à son entreprise. « A First Quantum Minerals, nous nous sentons et nous nous comportons en véritable Mwana Mboka. C’est pour nous une exigence éthique fondamentale, un agréable devoir et une reconnaissance envers tous », a-t-il indiqué. Bien que modeste, Bira Oliveira a vu juste. Car jamais une entreprise n’a fait mieux que Frontier Sprl.
Décidément, FQM est en train de faire revivre l’épopée de la Gécamines, ce géant qui, durant des années, est passé pour l’icône des mines congolaises. Après sa déconfiture, dont elle a du mal à se relever, la Gécamines s’est trouvée enfin un successeur. Du Katanga où se déploient diverses filiales, FQM s’impose désormais comme le pionnier de la renaissance du secteur minier de la RDC.
Il se considère comme un partenaire sur lequel l’Etat congolais peut s’appuyer pour la reconstruction de la RDC. « Travailler dans le strict respect des lois de la République, nous comporter en bons citoyens en donnant à l’Etat les moyens de sa politique en toute transparence. Telle est le maître-mot appliqué en toute circonstance par l’ensemble du personnel de First Quantum Minerals Ltd. Bref, nous sommes une société citoyenne », a fait observer Bira Oliveira.
A FQM, l’on mesure la portée des actions menées sur terrain. Le directeur général de Frontier en a fait mention. « Du directeur général que je suis au simple travailleur de notre société, nous sommes conscients des responsabilités qui sont les nôtres comme premier projet minier à être érigé sous l’égide du nouveau code minier, promulguée par son excellence Monsieur le Président de la République en juillet 2002 ». Par ailleurs, a-t-il souligné, « le succès actuel de ce projet minier avec son volet agricole et social, ne manquera pas, nous en sommes convaincus, d’encourager les investisseurs sérieux à porter leur choix sur la RDC, et à venir participer comme First Quantum Minerals, à sa reconstruction ».
A FQM, les « cinq chantiers » de la République sont vécus au quotidien. Ils constituent le socle des actions déployées aussi bien au Katanga que dans le reste de la RDC. « Dès le premier coup de pioche en mai 2006, a dit Bira Oliviera, Frontier Sprl s’est approprié les cinq chantiers de la République et en a fait son cheval de bataille », rappelant que la contribution de son entreprises « est on ne peut plus majeure aussi bien en agriculture, emploi, santé, éducation qu’en infrastructure ».
Un exemple a suivre
Frontier Sprl se pose donc en modèle à suivre dans la contribution des entreprises minières au développement de la RDC. Après la déconfiture de la Gecamines, l’on pensait qu’il en était fini des entreprises minières. FQM vient de prouver le contraire.
Avec sa contribution record d’IBP pour l’exercice fiscal 2009, Frontier Sprl a démontré que les entreprises peuvent donner plus à l’Etat. A condition qu’on les mette dans les bonnes conditions d’opérer, en ne faisant prévaloir que la législation minière de 2002 dans l’administration du secteur minier. C’est donc à l’Etat que revient cette lourde tâche, celle de sécuriser les investisseurs. En tous cas, ceux qui continuent encore à croire en la capacité de la RDC de rebondir pour reconquérir sa place dans l’échelle de grandes Nations minières. Mais, pour y arriver, il faut que chaque partie impliquée joue convenablement sa partition dans le strict respect des règles de jeu, celles tracées dans le Code minier de 2002 et complétées par le Règlement minier de 2003.
Pour rappel, Frontier Sprl est la deuxième filiale congolaise de First Quantum Minerals Ltd dont le gisement a été mis en relief à 9 km au Nord-Ouest du territoire de Sakania dans la province du Katanga, de 2000 à 2005, après d’intenses campagnes d’exploration minière. La construction de l’usine s’en est suivie en 2006 et la production commerciale était entamée à fin 2007. Déjà en 2008, FQM s’était signalé comme étant premier producteur du cuivre de la RDC, avec une production déclarée de 94.000 tonnes de cuivre, remettant, comme rappelé par M. Bira Oliveira, « la RDC parmi les pays producteurs significatifs du cuivre ».
Le Potentiel
(DN/Ern./Yes)