La trésorière Lomeya Atilite Béatrice a déposé sa démission sur la table du secrétaire général du parti RCD/KML. Dans sa correspondance, l’intéressée a évoqué « des raisons de convenance personnelle ». Cette démission n’est pas moins embarrassante pour le parti, vu sous un double angle : d’abord, le départ d’une personne ayant assumé des responsabilités de cadre marque un temps d’arrêt pour la structure, le temps que soit rodée l’éventuelle pièce de rechange.

Ensuite, cette défection intervient à environ une année des échéances électorales fixées en 2011. Le temps qui court est celui pendant lequel les partis affûtent leurs « armes », montent et consolident des stratégies, préservent l’unité et surtout la communion des pensées à tous les niveaux.

En effet, la correspondance portant démission est ainsi libellée : « Je viens auprès de votre autorité déposer ma démission au sein du Parti dont vous avez la charge de la gestion quotidienne, le RCD/KML et cela pour des raisons de convenance personnelle. Tout en vous remerciant mais aussi l’autorité morale de cette formation politique pour ce long moment passé ensemble dans la recherche du bien-être de la population congolaise, je formule le vœu de voir ce parti politique aller de l’avant. Veuillez agréer, M. le Secrétaire Général, l’expression de la considération ».

Dans le contexte congolais, il s’observe que beaucoup de chefs de partis affichent une attitude d’indifférence face à des départs enregistrés. Habitués à l’unilatéralisme, ils se disent en eux-mêmes que « moi j’ai la signature et je suis le garant, les autres me suivront à tout prix… ». Pourtant, les âmes éclairées ont connaissance d’un principe courant selon lequel « tout membre qui quitte un parti politique emmène toujours quelque chose ». Le cas de l’Union pour la démocratie et le progrès social, Udps illustre bien cette évidence. En effet, le pivot du parti ayant sanctionné à foison cadres et sympathisants, pour « trahison » le parti fait, depuis, l’ombre de lui-même. Et cela, en dépit de sa vocation nationale.

L’Avenir


(GTM/Tkm/Yes)