Les Huit agents du Comité international de la Croix-Rouge, dont un Suisse et sept Congolais ont été pris en otage alors qu’ils revenaient d’une mission médicale à Minembwe au Sud-Kivu.
Les nouvelles des employés du Comité International de la Croix Rouge à l’Est de la RDC sont encourageantes. Ces Huit employés du CICR, un suisse et sept congolais, ont été pris en otage vendredi au Sud-Kivu. Ils revenaient d’une mission d’évaluation pour les personnes déplacées dans la région de Minembwe. Elles ont été arrêtées par un groupe Mai-Mai actif dans la zone de Fizi.
William Yakutumba , chef de ce groupe Mai-Mai a indiqué sur les antennes de RFI qu’« elles sont en bonne santé. Nous les avons gardées pour raison de sécurité parce qu’elles étaient de passage dans le secteur contrôlé par nos troupes. Quelques temps auparavant, des combats y avaient opposé mes troupes à l’armée gouvernementale ».
Il a précisé que « c’était sur le tronçon Fizi - Minembwe. J’avais peur qu’à leur passage, ils pouvaient être menacés par l’armée gouvernementale. »
A la question de savoir, est-ce que vous comptez les libérer ? Il a répondu par l’affirmatif. « Je pense que demain, ils seront libérés. J’attends l’ouverture du couloir humanitaire. Je me suis déjà entretenu avec leur direction provinciale. Je pense que demain, il y aura une délégation en provenance de Bukavu pour les récupérer afin de les remettre au HCR.
Je pense aussi que cette délégation sera accompagnée d’une équipe de la MONUC basée à Baraka », a-t-il déclaré.
Il a tenu à souligner que la libération n’est pas conditionnée. Il n’y a pas de rançons.
Le CICR exige la libération de huit de ses agents enlevés par le Maï-Maï au Sud-Kivu
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a exigé mardi 13 avril 2010 la libération « au plus vite » de ses huit agents enlevés, vendredi 9 avril 2010, dans l'Est de la République démocratique du Congo. Il s’agit d’un ressortissant Suisse et de sept Congolais qui circulaient dans la province du Sud-Kivu lorsqu’ils ont été emmenés par des miliciens du groupe Maï-Maï Yakutumba.
« Pour nous c’est une situation très préoccupante. Dans la mesure où le CICR travaille dans cette région depuis des années, nous nous attachons à établir des relations de confiance et des contacts avec toutes les parties en conflit, y compris le groupe armé qui aujourd’hui détient nos collègues », a déclaré Inah Kagola , chargée de la Communication pour le CICR au Congo-Kinshasa.
Elle a indiqué qu’il est très important pour le CIRC de pouvoir fonctionner et d’avoir accès aux victimes des conflits, surtout que le caractère neutre et impartial de la mission humanitaire de cette organisation est reconnu et accepté par tous.
Inah Kagola a affirmé : « nous avons des contacts réguliers, avec aussi bien nos collègues, qu’avec les membres du groupe qui les détiennent. Nous tenons à appeler ce groupe à libérer, au plus vite, ces acteurs humanitaires ».
La délégation du CICR était de retour d'une mission d'évaluation dans les plateaux de Minembwe et la région de Mikengue, dont l'objectif était d'examiner les besoins des personnes déplacées, lorsqu'ils ont été arrêtés près de la localité de Kananda. Ils ont été emmenés par des miliciens de la faction des Maï-Maï, du groupe Yakutumba, milice armée qui avait renoncé l’an dernier à intégrer les rangs de la nouvelle armée congolaise, en se plaignant notamment des conditions offertes.
Selon une source humanitaire contactée le lundi 12 avril par l'AFP, ces miliciens les ont ensuite dépouillés avant de les conduire dans leur quartier général à Kasakwa, village situé à environ 250 km au sud de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, où ils les retenaient encore mardi.
Théodore Ngangu/MMC
(TN/Yes/PKF)