La délégation du CICR était de retour d'une mission d'évaluation dans les plateaux de Minembwe et la région de Mikengue, dont l'objectif était d'examiner les besoins des personnes déplacées, lorsqu'ils ont été arrêtés près de la localité de Kananda.
Le Comité International de la Croix- Rouge (CICR) a exigé mardi 13 avril 2010 la libération « au plus vite » de ses huit agents enlevés, vendredi 9 avril 2010, dans l'Est de la République démocratique du Congo. Il s’agit d’un ressortissant Suisse et de sept Congolais qui circulaient dans la province du Sud-Kivu lorsqu’ils ont été emmenés par des miliciens du groupe Maï-Maï Yakutumba.
« Pour nous c’est une situation très préoccupante. Dans la mesure où le CICR travaille dans cette région depuis des années, nous nous attachons à établir des relations de confiance et des contacts avec toutes les parties en conflit, y compris le groupe armé qui aujourd’hui détient nos collègues », a déclaré Inah Kagola , chargée de la Communication pour le CICR au Congo-Kinshasa.
Elle a indiqué qu’il est très important pour le CIRC de pouvoir fonctionner et d’avoir accès aux victimes des conflits, surtout que le caractère neutre et impartial de la mission humanitaire de cette organisation est reconnu et accepté par tous.
Inah Kagola a affirmé : « nous avons des contacts réguliers, avec aussi bien nos collègues, qu’avec les membres du groupe qui les détiennent. Nous tenons à appeler ce groupe à libérer, au plus vite, ces acteurs humanitaires ».
La délégation du CICR était de retour d'une mission d'évaluation dans les plateaux de Minembwe et la région de Mikengue, dont l'objectif était d'examiner les besoins des personnes déplacées, lorsqu'ils ont été arrêtés près de la localité de Kananda. Ils ont été emmenés par des miliciens de la faction des Maï-Maï, du groupe Yakutumba, milice armée qui avait renoncé l’an dernier à intégrer les rangs de la nouvelle armée congolaise, en se plaignant notamment des conditions offertes.
Selon une source humanitaire contactée le lundi 12 avril par l'AFP, ces miliciens les ont ensuite dépouillés avant de les conduire dans leur quartier général à Kasakwa, village situé à environ 250 km au sud de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, où ils les retenaient encore mardi.
Théodore Ngangu/MMC
(TN/Yes)