Accepté par le gou­vernement, le système d’enregistrement et de suivi de la production ar­tisanale du diamant de la Guyane a été adopté par la société civile opérant dans le secteur des ressources naturelles et la Saesscam lors de l’atelier organisé du mercredi 7 au jeudi 8 avril 2010 au siège du Ré­seau ressources naturelles dans la commune de Ba­rumbu.


« Les participants ont discuté des modalités d’application de ce sys­tème qui doit être opéra­tionnel avant le 1erjanvier 2011, date de la prise de la présidence du proces­sus de Kim berley par la Rd Congo », a déclaré à la presse Dorothée Gizenga, directeur général de l’Ini­tiative diamant et dévelop­pement (IDD), structure qui a animé cet atelier.

Ces modalités se ré­sument par quelques étapes à remplir par le gouvernement et la société civile, a déclaré Dorothée Gizenga.

 En pre­mier lieu, le ministère national des Mines est appelé à donner le ton en demandant aux ministères provinciaux des Mines de procéder à l’enre­gistrement.

Ensuite, il y aura la sensibilisation des creu­seurs artisanaux à travers les ondes par la société civile et le gouvernement. Enfin, vien­dra l’enregistrement propre­ment dit des creuseurs.

Un autre résultat de cet atelier est le fait que l’en­registrement des creuseurs artisanaux ne va pas se limiter seulement aux creuseurs de diamant, mais il sera adapté pour toutes les matières, a souligné le directeur général de l’Initiative diamant et dé­veloppement (IDD).

Pour un meilleur suivi de ces modalités, un groupe représentatif de sept per­sonnes a été mis sur pied. Il comprend trois représentants de Kinshasa et quatre des provinces. Les provinces re­tenues sont les deux Kasaï, la Province Orientale et le Bandundu.

«  Lorsque le Congo deviendra le président du processus de Kimberley, l’en­registrement des creuseurs doit déjà être en place », a souhaité. Dorothée Gizenga.

Le système d’enregistrement de la production artisanale de la Guyane permet un meilleur contrôle de la production et de la valeur du diamant de la source à l’exportation.

Il permet aussi de contrôler la con­trebande, de planifier les pro­grammes sociaux en faveur des creuseurs artisanaux, avait déclaré le directeur gé­néral de l’IDD à l’ouverture de cet atelier.

Jean- René Bompolonga/Le Phare


(Milor/BT/PKF)