L’Ecole de santé publique de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), - située juste à côté des Cliniques universitaires, est menacée par une érosion dont la tête se trouve entre 15 et 20 m du bâtiment qui abrite cette école, a constaté jeudi l’ACP.

Cette érosion, qui a déjà endommagé la route qui passe derrière l’Ecole de santé publique, pourrait atteindre cet établissement d’enseignement post-universitaire après deux à trois grandes pluies si rien n’est fait. Une autre tête d’érosion menace d’emporter le couvent des religieuses catholiques, situé derrière les Cliniques universitaires de Kinshasa.


Selon le directeur général de l’intendance générale de l’UNIKIN, Clovis Floriber Tshibangu Mujanay, qui a été abordé jeudi par l’ACP, le site universitaire du Mont Amba est menacé par-82 têtes d’érosions, dont 18 sont considérées comme dangereuses et nécessitent une intervention urgente.

C’est dans ce cadre, a-t-il dit, que le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, et le gouvernement ont instruit l’Agence congolaise de Grands travaux (ACGT) de confier les travaux de réhabilitation de l’UNIKIN à la société chinoise CGDC (China Guangdong provincial Chang Da Highway Engineering Co.Ltd overseas company) avec la sous-­traitance de l’intendance générale.

Selon l’ingénieur Pierre Masumbuko, directeur technique de l’intendance générale, le coût, des travaux à effectuer s’élève à 18.913.000 (dix-huit millions neuf cent treize mille) dollars américains. Les travaux; a-t-i1 précisé, porteront sur la lutte contre les érosions, l’assainissement, la voirie de l’UNIKIN qui est à refaire complètement et la construction des collecteurs d’évacuation.

La CGDC et l’intendance générale attendent le déblocage des fonds pour débuter les travaux. Le directeur général Tshibangu a relevé, en outre, le fait que le Centre de recherches et d’études nucléaires de Kinshasa (CREN-K) est toujours menacé d’effondrement par les érosions. En effet, le Chef de l’Etat avait ordonné le déblocage d’une somme de 2,3 millions de dollars pour sauver le CREN-K. La première tranche d’un montant de près d’un million de dollars américains, qui avait été libérée, avait permis la construction d’un long collecteur d’eau qui n’est pas achevée parce que la deuxième tranche n’est pas encore libérée.

Le Palmarès


(Milor/GM/PKF)