Quatorze de seize membres de l’APPA séjournent déjà à Kinshasa, avec eux près de cents entreprises présentes ainsi que plus de trois cent participants, durant quatre jours, Kinshasa, capitale de la RD-Congo, sera la capitale africaine du pétrole.

Alors que l’ex-Zaïre assume pour la première fois la présidence du 4ème Congrès des producteurs africains du pétrole, le coût de l’organisation s’évalue, lui, à deux millions USD.

Pour José Bafala Itumbela, représentant de la RD-Congo à l’APPA, la RD-Congo a tout à gagner en accueillant ce congrès dont les retombées seront de loin supérieures au coût d’organisation.


La RD-Congo accueille, depuis mercredi 24 mars 2010, à Kinshasa dans l’enceinte du Palais du peuple, le 4ème Congrès africain du pétrole et expon-CAPE IV- de l’Association des producteurs du pétrole africain -APPA-. Une toute première pour la RD-Congo. De seize pays membres de cette association, quatorze sont déjà présents à Kinshasa.

Les organisateurs confirment la participation de près de cent cent entreprises à renommée internationale dont La française Total ainsi que plus de trois cent participants.

La RD-Congo sera présente avec une trentaine d’entreprises à capitaux privés et publics. Avec un nombre aussi élevé d’entreprises et participants, foi de José Bafala Itumbela. Représentant de la RD-Congo à l’APPA, ces assisses seront une grande fête du pétrole africain en RD-Congo.

« Cependant, des entreprises n’étant pas dans la production pétrolière exposeront, quant à elles, les spécimens de leurs produits dans quelque cinquante-trois stands installés au Palais du peuple alors que l’organisation du congrès est assurée par une firme britannique spécialisée dans l’organisation des forums pétroliers », dit Elikya Sabwe, représentant de Makeli SPRL et organisateur.

Le coût de l’organisation de cette messe des pétroliers africains s’évalue à deux millions USD, rapporte José Bafala, une enveloppe qu’il ne qualifie pas de très onéreuse en justifiant que les retombées du forum seront de loin supérieures au coût d’organisation. « La RD.­Congo peut engranger plus de cinq millions USD de bénéfices. Nous avons tout à gagner en abritant une telle réunion », explique l’expert RD-congolais.

« Plus de 100 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole : opportunité, défis et développement », tel est le thème central de ce congrès. Un thème qui reflète l’état d’esprit des pays africains qui veulent jouer un rôle capital dans le commerce du pétrole mondial. « Nous ambitionnons de devenir l’un des puissants moteurs du développement pétrolier mondial », a déclaré Gabriel Ndansou, secrétaire exécutif de l’APPA qui a remercié, par ailleurs, les pays membres pour la confiance accordée à la RD-Congo. Après 2003 à Tripoli. Alger en 2005. Cotonou en 2007, Kinshasa a l’honneur d’abriter ce congrès.

En abritant sur ses terres cette grande messe triennale continentale, La RD-Congo inaugure une nouvelle ère de son pétrole. L’ex-Zaïre ambitionne de rattraper son retard cumulé par rapport à ses voisins.

L’Angola avec qui la RD.Congo partage la même côte littorale riche en or noire, avec sa production de deux millions de barils par jour, est devenu, en peu de temps, premier producteur du pétrole en Afrique. La RD-Congo, elle, reste encore à quai avec une production estimée entre 25 et 30 mille barils par jour. Une production bien en deçà de sa potentialité évaluée. « Nous devons améliorer notre production à tout prix. Et ces assises favorisent les échanges d’expériences technologiques entre membres », ajoute José  qui a écrit un livre sur le pétrole RD­.congolais. Certifié de pays riche en pétrole, l’or noir est trouvable sur toute l’étendue de la surface de l’ex-­Zaïre. Alors que l’industrie pétrolière relève de l’industrie lourde, la sécurisation des investissements est de rigueur. Les experts plaident donc pour la mise en place d’un cadre juridique rassurant tel que la promulgation d’un code des hydrocarbures. Celui-ci sera probablement traité lors de cette session d’avril au Parlement. « Ce code va non seulement sécuriser les investissements, mais nous servira aussi de boussole », plaide-t-on. Le 26ème Conseil de ministre d’APPA, instance suprême de cette association, ainsi que la réunion des experts se sont déjà ouverts depuis quelques jours à Kinshasa.

Enjeux majeurs des bassins sédimentaires de la RDC

L’ouverture solennelle des assisses du 4ème Congrès afri­cain du pétrole et expédition, en sigle CAPE IV, a eu lieu hier mer­credi, au Palais du peuple. C’était sous les auspices du Vice-Pre­mier ministre en charge des PTT. Ces assises se déroulent du 24 au 27 mars 2010 à Kinshasa, sous le thème  « Plus de 100 mil­liards de barils de réserves prou­vées de pétrole : opportunités, défis et développement ». Cette cérémonie a connu la présence entre autres, des représentants des pays membres producteurs du pétrole en Afrique, mais aussi du ministre des Hydrocarbures, Célestin Mbuyu. Dans son mot d’ouverture, le Vice-Premier minis­tre en charge des PTT a recommandé aux participants l’amélioration du climat des affaires en mettant, à la disposition du gou­vernement et des investisseurs du secteur du pétrole, un code des hydrocarbures. L’élaboration de ce code, selon l’orateur, permettra de sécuriser le gouvernement et les investisseurs. Pour le Vice-Pre­mier Ministre, cette démarche de sécurisation du climat des affai­res va motiver l’investissement dans le secteur du pétrole en RD.Congo, une manière aussi de résorber le chômage.

Le Vice-Premier ministre en charge des PTT a estimé, que ces assises constituent le plus grand événement pétrolier en Afrique. Et Ce, dans la mesure où l’industrie pétrolière mondiale reste attentive au déroulement de ces travaux à Kinshasa. Mais également dans la mesure où l’industrie du pétrole africain couvre les 10% de l’offre mondiale. Pour l’orateur, le défi à relever est que ce marché puisse atteindre 20% du marché mondial d’ici à l’horizon 2015. A ce jour, 16 Etats africains figurent parmi les pays producteurs du pétrole. Et parmi ces pays. La RD.Congo dis­pose de trois bassins sédimen­taires à indices prouvés et actuellement ouverts à l’exploitation (Cu­vette centrale, Grabens de la bran­che Ouest du Rift-Est africain) ou exploités à ce jour avec une production estimée à 25.000 barils par jour (bassin côtier on shore et off shore) et de trois autres bas­sins sédimentaires potentiellement pétroliers, mais seules des étu­des géologiques approfondies et appuyées par les campagnes de terrain sont requises pour confir­mer la présence des indices (Bas­sin de l’Ouest congolais, Lac Upemba et Lac Moero). Revenant sur le thème de CAPE IV, le ministre des Hydrocarbures.

Célestin Mbuyu a, pour sa part, estimé que ce thème sous-entend de grandes opportunités qui offrent aux pays membres de l’Appa (Association des pays producteurs du pétrole en Afrique) pour promou­voir leurs potentialités pétrolières. Mais également, ce thème permet­tra certainement, aux compagnies pétrolières nationales et internatio­nales de développer les possibili­tés d’affaires en Afrique dans le secteur pétrolier. A ce sujet, pour le ministre des Hydrocarbures, la RD.Congo présente tant d’oppor­tunités pour explorer et produire du pétrole en grande quantité avec ses énormes réserves prouvées et supposées dans la cuvette cen­trale, à la côte et dans la mer ainsi que dans les Grabens Albertine, Moero, Upemba et Tanganika. En dehors du pétrole, la RD.Congo contient dans le Lac Kivu d’énor­mes quantités de gaz évalué à des dizaines de milliards de m3 avec possibilité de découvrir en terre ferme des centaines de milliards de m3 ainsi que du sable asphaltique pour la production du bitume.

C’est en ces mots que le ministre Mbuyu a appelé tous les investisseurs africains et du monde dans le secteur du pétrole, à venir en RD.Congo sortir du sous sol or noir qu’est le pétrole. La deuxième partie de la manifesta­tion a consisté en a visité des stands dans la Hall du Palais te­nue par les entreprises pétrolières et autres partenaires du secteur du pétrole.

Christian Mutombo/AfricaNews/Uhuru


(Ern/DN/GW/PKF)