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Bonjour | 03/09/2010 10:54 | English Make DC Home page | RSS feed

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Avertissement sérieux lancé mardi dernier aux entreprises publics et régies financières par le Premier ministre qui a prévenu ainsi que les mandataires qui tricheront encore dans la canalisation correcte des ressources de l’Etat ne resteront plus impunis.

La menace est tellement réelle qu’elle pèse comme une écharde sur les épaules des gestionnaires des entreprises publiques et régies financières.

Le but visé, dans cette démarche, est de tout faire, pour maximiser les recettes de l’Etat. Dès lors, il n’y aura ni de pitié, ni de tergiversations quant aux sanctions à infliger à ceux qui se seront distingués par un comportement incivique.

Le ton haussé d’en haut, par le Raïs, Joseph Kabila, a été récupéré et fortement intériorisé par Adolphe Muzito, le successeur de Gizenga, au strapontin du gouvernement, à la lisière de la Gombe.

Tel père, tel fils, dit-on. L’actuel Premier Ministre qui, visiblement, s’inscrit dans la lignée des nationalistes, n’entend nullement renâcler.

En des termes variés, il leur a parlé de deux régimes de sanctions pénales et politiques prévues, cette fois-ci, pour discipliner les mandataires impénitents, têtus, incompétents, intrus et autres acolytes malhonnêtes. Décidément, leurs faits et gestes sont sous contrôle.

Il est sorti de ses réserves, le mardi 23 mars dernier. Il était devant les mandataires publics, ceux-là mêmes qui président à la destinée des entreprises d’Etat.

Tous étaient au rendez-vous, à l’Hôtel du gouvernement, pour écouter le successeur de Gizenga Antoine, dans sa détermination à accomplir les tâches de la République. Dans son discours, long de deux pages, sur format A4, Adolphe Muzito n’a pas mâché ses visées.

Atteindre le point d’achèvement, améliorer les conditions sociales des populations en vue de ramener le sourire aux lèvres des congolais d’Est à l’Ouest et du Nord au Sud.

Mettre le cap sur les élections, lesquelles sollicitent un financement colossal, à puiser dans le tréfonds du Trésor Public. Layer l’affront devant les défis qu’imposent les chantiers.

La desserte en eau potable, l’accès facile à l’énergie électrique, la réhabilitation     des infrastructures routières, ferroviaires, aériennes, fluviales, lacustres ou maritimes. La création des emplois pour conjurer le chômage et réduire l’insécurité au sein de la jeunesse.

La matérialisation des promesses diverses liées à la requalification, par exemple, des conditions de vie de plusieurs catégories socio-professionnelles (médecins,    avocats, professeurs de l’Université, infirmiers, étudiants, artistes, journalistes, sportifs...), passe forcément par une mobilisation  accrue  des
ressources internes. D’où l’appel fondé du Premier Ministre, en ce sens.

Un appel pressant dans la mesure où les jours sont comptés alors que les urgences sont signalées dans tous les secteurs de la vie nationale. Adolphe Muzito ne l’a-t-il pas dit et répété de vive voix, le mardi    dernieraux mandataires publics, tout en les mettant en garde contre toutes velléités irrédentistes, contre toutes sortes de dérives.

Les portes de la prison grandement ouvertes...

L’onde de choc de cette importante sortie publique, à la Primature, a été constitué surtout par ce dernier avertissement, ce sévère rappel à l’ordre à tous les gestionnaires des entreprises transformées, de se conformer à la feuille de route et aux instructions édictées pour la réforme.

Au-delà de tout, même s’il fallait compter sur l’aide extérieure, les congolais devaient, eux, pour leur part, montrer jusqu’où leurs capacités pourraient se limiter, avant d’entonner des chants de sirène sur le toit de la maison, pour un éventuel « S.O.S », en direction du monde étranger.

L’intérêt, pour le gouvernement de la République est tout dans cette quête des fonds, à partir des leviers traditionnels de mobilisation des ressources de l’Etat. L’impôt, la taxe ainsi que les autres redevances dus à l’Etat en font partie.

Il suffit que les mandataires des entreprises publiques et responsables des régies financières comprennent quel sera l’impact de l’apport de chacun, dans cette lutte commune pour sortir le grand Congo de l’auberge, pour que les recettes soient multipliées par deux, trois, quatre ou cinq.

Des études mûries ont démontré que le feu ne brûle si haut que si et seulement si, chaque congolais, en commerçant par ceux qui gèrent, y apporte son morceau de bois. Un tel feu serait assimilable à un miracle, sans qu’il n’étonne outre mesure, en ce temps de crise. En tout cas, l’appel de Muzito est ferme. Et, la mise en garde sévère, voire très sévère.

Les mandataires publics dont la dernière échéance de la déclaration d’impôts expire au 31 mars 2010, c’est-à-dire, dans quelques jours, doivent inévitablement mettre la main à la pâte.

Ceci permettrait de donner un coup de sabot à la main tendue et de croire en l’ingéniosité des congolais, pour résoudre des problèmes, quel que soit le secteur d’activité, la province ou le coin du pays. Ensemble, tout est possible.

La Prospérité


( Milor/DN/CL/PKF)



Last edited: 25/03/2010 13:37:10

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