La commune de Kinshasa est l’une des municipalités les plus boueuses après les moindres pluies. Cette commune est assujettie à la stagnation des eaux usées et des matières nauséabondes dans les quartiers Ngwaka, Mongala, Boyoma et Aketi. Les évacuations et les canalisations sont souvent bloquées par les déchets. Cela provoque des problèmes importants en cette période pluvieuse (8 mois), où l’on déplore des cas de décès par électrocution lorsqu’il y a fortes pluies. Si les déchets étaient gérés et ramassés correctement, ils n’iraient pas dans les systèmes d’évacuation et ce taux élevé de mortalité serait évité.

Comme la plupart des évacuations et des canalisations sont bloquées par les déchets, l’eau est contaminée. L’eau stagnante favorise la reproduction des moustiques.

L’eau de ces canaux d’évacuation et de ces canalisations est utilisée par les habitants et elle contient des contaminants, par exemple des métaux venant de la décomposition des déchets, des bactéries provenant de la décomposition des déchets, les conditions idéales pour la reproduction des moustiques, le nombre de personnes atteintes régulièrement par contamination chimique ou bactériale de l’eau, mais il est beaucoup plus élevé que le nombre de gens tués par les inondations.

L’infrastructure de gestion des déchets existante est très limitée, toutefois il y a de continuelles améliorations.

Le système actuel se base sur des charrettes à bras pour le ramassage les ordures et les transporter dans des « sites temporaires de transit » de la commune de Kinshasa. Ces « sites de transit » n’apparaissent pas si temporaires que cela et il est évident qu’il y a des ordures sur les bords des rues, dans les quartiers évoqués ci haut où les gens entassent les ordures ménagères le long des égouts et des canalisations.

Maintenant le conseil municipal a quelques possibilités pour essayer de ramasser les déchets. Ces derniers sont chargés à la main, et, avec les déchets libres, qui ne sont pas dans des sacs, le ramassage est plus difficile et requiert plus de temps.

Des efforts ont été faits pour nettoyer les systèmes d’évacuation, toutefois les déchets qui sont dans ces canaux sont trempés et difficiles à manipuler. En ces moments, les caniveaux remplis d’ordures ne servent à rien. Plus qu’habitués dans ces lacs en pleins quartiers, des jeunes gens ont développé des capacités hors du commun. Il faut les voir sauter d’une rive à l’autre. Cette situation a donné naissance à de nouveaux métiers. A certains endroits, des chariots servent à faire traverser ceux qui ne sont pas assez courageux pour patauger dans la boue. Certains jeunes proposent leurs dos pour faire traverser qui veulent, en échange de quelques francs congolais. Gare cependant aux câbles dénudés qui traînent un peu partout.

Le Palmarès


(Tkm/GM/PKF)