La Sodefor souhaite voir une commission d’enquête descendre à Inongo pour s’enquérir de l’information sur les 27 personnes arrêtées et libérées à Inongo au Bandundu.
La Sodefor est montée au créneau pour appuyer l’idée d’une enquête parlementaire sur la situation qui a prévalu à Inongo au Bandundu lors de l’arrestation et la libération des 27 personnes, au cours d’un point de presse organisé vendredi 19 mars dernier à l’Alliance Belgo-congolaise (ABC) en présence d’un haut responsable de cette société d’exploitation forestière M. Richard Garigue.
Selon la Sodefor, Monsieur Bosama, Député provincial et chef de groupement Bokongo, donc garant de la loi préfère passer outre les lois de la Rdc et occupe illégalement la concession Luna/Mike 12, ( dans le territoire d’Oshwe, Distric de Maï-Ndombe, dans la province de Bandundu), à la tête d’une bande de 27 personnes armées de fusils, flèches empoisonnées, arcs, lances et machettes, pour réclamer leurs soit-disant redevances et droits de jouissance sur les forêts exploitées.
« N’ayant pas trouvé de satisfaction immédiate, ils décident d’interdire tout mouvement dans le chantier de Luna, jusqu’au paiement de leur soit disant redevances et droits de jouissance par la sodefor… toutes les activités sont arrêtées même celles liées au ravitaillement en eau potables et en produits vivriers. Très vite, les négociations sont amorcées pour débloquer la situation d’occupation, mais elles rencontrent le refus catégorique de la délégation de M. Bosama », a déclaré Sodefor, avant de préciser que « malgré les tentatives de règlement à l’amiable, le député refuse de quitter les lieux ».
La Sodefor a fait savoir que, face à cette intransigeance de Bosama, elle s’en est référée à l’autorité administrative pour faire valoir ses droits avant de s’adresser à l’instance supérieure à Inongo qui a envoyé une équipe d’officiers judiciaire accompagnés de policiers.
« Face aux menaces des tirs dirigées contre cette délégation par la bande à Bosama, les policiers sur ordre des Opj, ont procédé à l’arrestation des membres de cette bande. Après cette arrestation et en attendant l’acheminement vers Inongo, les assaillants seront détenus dans les conteneurs aménagés qui leur avaient servi de logis », a renchéri Sodefor, précisant que « Durant la journée, ils étaient libres de se déplacer avant de réintégrer les conteneurs aménagés pour la nuit ». En route pour Inongo, a-t-elle martelé, « les détenus n’ont pas été ligotés comme certaines Ong ont insinué ».
Pour Sodefor, « la justice doit suivre son cours et souhaite vivement la venue de l’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur cette affaire.
A l’en croire, « Mr Kanka Georges, après avoir été soigné à l’hôpital d’Inongo et avoir été déclaré ambulatoire, il a mangé chez M. Bosama. C’est à son retour qu’il a eu un malaise et qu’il est décédé par la suite ».
Réalisation de Sodefor à Bandundu
Créée en 1994, la société de Développement des forêts (Sodefor) qui est en Province orientale, Equateur et Bandundu, a laissé découvrir qu’elle a employé 1800 salariés, donc directement 13 000 personnes et, a permis le désenclavement des territoires dans lesquels sont situés ses concessions.
Sodefor, accusée de ne pas prendre en considération les besoins des communautés villageoises et de ne pas payer des soit disant droits coutumiers à une personne, a, depuis trois ans au Bandundu, d’après elle, construit 24 écoles soit 48000 $, 6 dispensaires soit 57 000$, routes de désenclavement soit 250.000$, alors que l’atelier de Nioki produit chaque semaine 50 banc/tables à destination des écoles de la province du Bandundu.
Cette société d’exploitation forestière vient de signer le premier cahier des charges de la Rdc avec la communauté locale Taketa, groupement de Mbindjankama.
Hygin Mandiangu/MMC
(HM/PKF)