L’invitation lancée par le ministre de la Défense du Royaume de Belgique à un détachement des FARDC pour assister au défilé de la fête nationale de ce pays suscite des réactions en sens divers au sein de sa classe politique.

Le ministre belge de la Coopération au développement, Charles Michel, réagissant aux propos tenus par une certaine classe politique de son pays concernant la présence d’un détachement des FARDC au défilé de la fête nationale belge, le 21 juillet prochain comme souhaité par le ministre de la Défense Pieter De Crem, a qualifié leurs déclarations de choquantes et scandaleuses.


Invité mardi dans l’émission « Matin première », rapporte l’ACP, Charles Michel a soutenu que l’armée congolaise est un corps avec lequel, la Belgique à une coopération militaire depuis de très nombreuses années en vue de son renforcement et de sa réforme. Ceci constitue selon lui, un élément-clé pour assurer la stabilité et la sécurité dans l’ensemble de la région d’Afrique centrale.

Toute la communauté internationale, y compris la Belgique,  déploie des efforts importants pour soutenir le renforcement  des capacités de cette armée et l’aider à s’inscrire dans la logique d’un Etat de droit. Mais, de là, réduire de manière caricaturale l’armée congolaise au vocabulaire de, pour un socialiste, c’est quelque chose qui me parait extrêmement choquant. A-t-il déclaré. Le ministre Charles Michel a affirmé ne pas être « un homme à provoquer des vetos ou à exprimer des empêchements radicaux » sur ce dossier ou sur d’autres, a minimisé la question, estimant que ce n’est pas là la priorité.

Pour lui, le plus important, c’est le message que le Roi Al­bert II devait apporter aux Con­golais à travers le cinquantième anniversaire de l’indépendance de la RDC. Depuis quelque temps, rappelle-t-on, une polémique divise la classe politique belge autour de certaines questions, dont la visite du Roi Albert II au Congo et la présence de soldats congolais à Bruxelles pour les festivités de l’indépendance de la Belgique.

Charles Michel se dit « atterré » de cette polémique et pense qu’au moment où la Belgique se prépare à prendre la présidence de l’Union européenne qui lui permettra de se placer sur la scène internationale, la question de la présence de la Belgique en Afrique centrale ne peut être réduite à du radicalisme. Au contraire, a-t-il souligné, « la Belgique a besoin d’un encrage international fort et indiscutablement, l’Afrique centrale c’est la fenêtre de la Belgique sur le monde ».

Stéphane Etinga/le Potentiel
(TH/TH/CL/PKF)