Le grand malheur pour cette dame, c’est d’hériter d’un contentieux dangereux, lequel confère à son ministère un casier judiciaire que d’aucuns estiment comme une embuscade posté sur son chemin.
L’actuelle locataire du ministère de la Culture et des Arts saura-t-elle bien s’asseoir sur son fauteuil spongieux et marcher sur les pavés tapissés de son cabinet ? Horrible! Dure ! Implacable et cruelle la fronde qui se cristallise dans les milieux artistiques congolais au sujet de la gestion de la SONECA (Société Nationale des Auteurs et Compositeurs du Congo) est un véritable puzzle que Madame Jeannette Kavira, actuelle ministre de la Culture et des Arts doit dégager et résoudre.
Le grand malheur pour cette dame, c’est d’hériter d’un contentieux dangereux, lequel confère à son ministère un casier judiciaire que d’aucuns estiment comme une embuscade posté sur son chemin. A quoi bon le rappeler ? Car le feuilleton est au coeur de l’actualité. Un feuilleton qui dépeint les frustrations, les émotions, les angoisses et les suspicions exprimées par les artistes congolais suite à la dilapidation des fonds de la Soneca.
Un scandale où se seraient trempés bon nombre des gens s’occupant de l’administration de la culture dans notre pays. Dans ce lot se recrutent les ministres ayant dirigé ce département, les présidents des précédents Conseils l’Administration, les anciens Directeurs Généraux des Administrateurs et Artistes ayant occupé une responsabilité dans cette société s’occupant des droits intellectuels.
Il se dégage toute une toile de complicités autour d’opérations financières juteuses et des gaffes saignantes sur le patrimoine de cette institution culturelle, créée par les artistes congolais
La Soneca appartient à ses sociétaires
La revendication des artistes congolais porte sur les mensonges les mieux habillés ont se servent ceux qui font le beurre sur leur dos dans un hideux degré d’escroquerie en maintenant un statu que sur une entreprise qui leur revient de plein droit et dont ils exigent non seulement un assainissement, nais un changement de structure fonctionnelle, au regard les clauses des statuts la régissant. Sans doute, ne les avons-nous que trop peu.
La Soneca est une entreprise dissoute et son avenir dépend des ayant- droit statutaires. Mais les intrigues sordides, les velléités; prédatrices, le Tiargoulinage, les susceptibilités ombrageuses des uns et des autres freinent les mutations qui devraient s’opérer et ne conditionnent pas les changements éventuels selon les bons voeux des sociétaires.
Pour les artistes congolais, le ministère de la Culture semble cramponner à son plan de maintenir les persécuteurs couronnés revêtus des pouvoirs exorbitants leur doter sans s’accommoder aux dispositions égales en enveloppant la gestion de la Soneca des brouillards et des fumées donnant l’impression que cette institution serait tombée en pamoison.
Une manière de narguer les artistes, les attacher aux cordes de sa ligne directrice qui doit impérativement guider les pas des sociétaires. Comme si la Soneca relèverait du secteur public de l’Etat. Il est important le signaler que ce veto du ministère s’impose de façon manichéenne et constitue l’envahissement des pouvoirs publics à la gestion du bien privé.
Mais contre vent et marée, le compte à rebours a commencé. Le Ministère de la Culture, cible de toutes les invectives des artistes et surtout des musiciens congolais est obligé de fournir les raisons qui lui paraissent plausibles pour expliquer cette attitude que les gens fustigent.
Même si cela relève d’une certaine clairvoyance, sachons que la loi est dure, et qu’il faut l’appliquer. Etant donné que chaque jour qui passe n’apporte aucune solution à cette crise, nous pensons que l’heure est grave et permet aux mensonges les mieux habillés de se faire découvrir.
L’hallali sonné par les artistes congolais sous la férule de l’Editeur Makieleki Pindi Don Dass, Papa Wemba et autres dans les arcanes culturelles congolaises provoque un séisme dans l’opinion parce qu’il permet aujourd’hui de croire que le musicien congolais a atteint un degré de maturité et qu’on ne peut plus le considérer comme un néophyte condescendant en matière de droit.
Ses flèches gouailleuses n’ont-elles pas forcé les portes entrebâillées des tribunaux au regard des perspectives peu reluisantes qu’offre leur condition ? C’est dire que les artistes congolais sont fatigues d’écouter une cloche qui n’émet qu’un seul son.
Le dossier serait entre les mains des magistrats du Tribunal de Commerce, lesquels doivent trancher sur ce contentieux. Le ministre de la Culture et des Arts qui à la responsabilité morale et politique doit rapporter la preuve de sa maturité et rôle qu’elle entend joue pour jeter les fondements solides d’une collaboration sincère avec les artistes en traitant cette affaire en priorité.
Johnny Kokolo/Uhuru
(Milor/BT/TH)