MagEnergy n’était en procès ni contre la Snel ni contre un ou plusieurs mandataires ou dirigeants de cette entreprise, a déclaré Georges Kyriakos, dans un droit de réponse publié par le quotidien Le Potentiel.
Monsieur l’Editeur-Directeur général du journal Le Potentiel,
Dans l’édition quotidienne n°4877 de votre journal Le Potentiel du jeudi 18 mars 2010, ainsi que dans votre édition électronique du même jour, vous écrivez de nombreuses contre-vérités nous concernant et vous vous y permettez des écrits diffamatoires à notre endroit (cfr article «Dossier SNEL-MagEnergy, Après l’acquittement de l’Adg Yengo et l’Adf Muhiya, l’ANEP prend position»).
Ainsi, par votre titre, vous liez l’acquittement de messieurs YENGO et MUHIYA, respectivement administrateur-directeur général et administrateur-directeur financier de la Snel au Dossier Snel-MagEnerg. Nous tenons à vous indiquer que MagEnergy n’était en procès ni contre la Snel ni contre un ou plusieurs mandataires ou dirigeants de cette entreprise!
MagEnergy n’était, par conséquent, dans cette affaire ni plaignante ni même partie civile, contrairement à ce que vous vous êtes permis d’écrire dans votre article. Le procès que vous évoquez, opposait plutôt le Ministère Public aux deux mandataires de la Snel, messieurs Daniel Yengo Massampu et Nicolas Muhiya Lumbu. D’autre part, toujours dans l’article précité, vous évoquez l’envoi du dossier Snel-MagEnergy par l’Assemblée nationale à la Cour des comptes.
La-aussi, nous tenons à vous apporter les éléments suivants : - tout d’abord, le dit envoi a été décidé en plénière, non en 2008, mais plus exactement le 8 janvier2009, après débat, et exécuté le 12 janvier 2009, non pour traiter le « dossier Snel-MagEnerg », mais pour examiner d’une manière approfondie la Convention de 2007 signée entre ces deux sociétés pour, notamment, étudier leurs avantages réciproques; - ensuite, les périodes que vous citez correspondent plus particulièrement aux tenues de séances de la Commission Ecofin qui avait demandé, entre autres recommandations, l’annulation de l’appel à manifestation d’intérêt des groupes 27 et 28 que vous appelez improprement.
Appel d’avis d’offre; ce n’est donc pas MagEnergy qui s’était seule opposée à cette procédure, mais aussi la commission Ecofin de l’Assemblée Nationale qui avait tranché en défaveur de la Snel. L’évocation du dit envoi à la Cour des comptes aurait donc mérité moins d’imprécisions, plus d’éléments de compréhension et moins de partialité; toutes postures dignes d’un vrai journal d’investigation et d’information.
Toujours, dans le même article, votre méconnaissance du dossier, votre investigation incomplète et votre apparente partialité vous poussent à prendre pour votre compte les appréciations et positions de la Snel hostiles à celles de MagEnergy, notamment en ce qui concerne la rémunération du groupe 23 et des travaux d’urgence (seuls travaux d’envergure et de réhabilitation engagés depuis la construction du barrage d’Inga II), pour lesquels MagEnergy a déjà dépensé 18 millions de dollars américains et pour lesquels aucune rémunération ne lui est actuellement garantie du fait du non respect des clauses contractuelles de la Convention de 2005 par l’actuel comité de gestion de la Snel.
Sur ce point aussi, vos lecteurs auraient pu mériter un meilleur traitement par la communication des vraies informations sur ce dossier de rémunération et ne pas subir la répétition quasi in extenso de l’argumentation de l’actuel comité de gestion de la Snel. Partialité, absence d’investigation ont encore brillé, ce qui n’a pas permis à vos lecteurs de connaître la vérité sur le dit dossier et ce qui porte atteinte à l’image de marque de notre entreprise.
Nous le regrettons vivement et trouvons cette posture en complet décalage, voire déphasage, avec l’esprit et la culture qui prévalent habituellement dans le traitement des dossiers que votre journal aborde. Plus grave. Vous vous permettez de qualifier MagEnergy de « forces prédatrices » et ses dirigeants de « prédateurs ».
Ces propos malveillants et diffamatoires sont particulièrement choquants et inadmissibles à l’endroit d’une société et de dirigeants qui ont investi, depuis 2005 et à risque, plus de 28 millions de dollars américains dans le secteur de l’Energie en République démocratique du Congo, en faisant confiance à ce pays et à ses institutions, et qui, aujourd’hui, ne disposent d’aucune garantie de retour sur leur investissement, du fait des manquements et des violations des dispositions contractuelles de et par l’actuel comité de gestion de la Snel.
Par conséquent, et en vertu de notre droit de réponse, nous vous demandons de bien vouloir rétablir la vérité en publiant cette lettre valant droit de réponse, en rectifiant les informations erronées que vous avez publiées, en présentant la non implication de MagEnergy, étrangère au procès intenté par le Ministère Public contre les deux mandataires de la Snel, messieurs Yengo et Muhiya, et ce, en première page de votre journal, page utilisée pour annoncer et présenter l’article précité qui comporte les dites fausses informations.
Nous vous demandons également de retirer les dénominations et qualifications diffamatoires écrites et portées à l’encontre de notre société et de nos dirigeants. Faute de quoi, nous nous réservons le droit de saisir les juridictions compétentes pour exiger rectification et réparation. Nous profitons de la présente pour vous affirmer que nous sommes disponibles pour vous communiquer toute information concernant nos activités en République démocratique du Congo, dont le dossier Snel-MagEnergy (notamment en ce qui concerne la rémunération de MagEnergy que vous avez évoquée de manière partisane et sans investigations préalables).
En allant à la source des informations, dans un esprit impartial et de pure investigation au service de votre mission et de vos obligations d’information dues à vos lecteurs et à la Vérité, vous vous éviterez, à l’avenir, de publier des informations erronées et, par ailleurs, dommageables à l’image de marque de notre entreprise et de ses dirigeants.
Nous vous prions de croire, Monsieur l’Editeur-Directeur général, en l’expression de nos salutations les plus distinguées.
Georges Kyriakos
Vice-Président
Le Potentiel
(CL/TH)