La parité entre l’homme et la femme n’exclut nullement le respect de la hiérarchie, des conjoints dans un foyer, a déclaré mardi la présidente honoraire du comité permanent de la « Fondation Marie Antoinette Mobutu », Mme Mpinga Mwakana, au cours d’un entretien avec l’ACP sur le thème national du mois de la femme intitulé : « Le progrès dans la parité Homme et Femme dans un Congo cinquantenaire ».

Pour Mme Mpinga, le concept parité, compris comme étant égalité de chance et des droits sociaux entre l’homme et la femme est  parfois mal interprété dans  certains ménages au point de devenir une source de conflit entre conjoints au lieu de consolider leur union.

Par respect de la hiérarchie dans le foyer, il faut sous entendre le fait que l’homme en soit reconnu comme le chef qui partage l’intimité familiale avec son épouse dans le strict respect des règles de la parité par le dialogue, le travail, le respect de l’autre et la compréhension mutuelle, a expliqué Mme Mpinga.


C’est en famille comme cellule de base de la société que la notion de parité, a-t-elle poursuivi, devrait être inculquée aux enfants également en initiant les filles de même que les garçons aux travaux domestiques et en les envoyant tous sans discrimination de sexe aux études.

Commentant l’accent de l’heure sur la parité, la présidente de la Fondation Marie Antoinette a dit que cela fait suite à certains abus observés dans la société à l’égard de la femme de plus en plus victime des injustices sociales.

Appel aux femmes à réfléchir

Mme Mpinga a profité de l’occasion pour appeler les femmes à mettre le mois de mars leur dédié à profit pour réfléchir sur leur sort avant de condamner certains dérapages enregistrés de la part des jeunes filles le 8 mars en cours à Kinshasa. « Suivez aussi le Modèle du couple présidentiel où maman Olive Lembe épaule son mari », a-t-elle recommandé.

Elle les a invitées par ailleurs, à suivre les enseignements du ministère du Genre, de la Famille et enfants en tant qu’organe de tutelle qui donne les orientations sur la parité homme –femme en cinquante années d’indépendance du pays. Quant à la sous représentation des femmes dans les institutions officielles issues des urnes, Mme Mpinga a attribué la faute aux femmes elles-mêmes qui préfèrent voter pour les hommes.

Acp


(Milor/GM/TH)