Dans 104 jours exactement, la RDC va commémorer le 50ème anniversaire de son indépendance. Du côté préparatif, rien n’est laissé au hasard pour que la fête soit célébrée avec faste. La singularité de cette manifestation, c’est non seulement que le Roi des Belges, Albert II, rehaussera de sa présence ladite cérémonie, mais qu’il s’offrira deux nuits à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, a rapporté la Libre, jeudi, sur base d’éléments puisés dans les colonnes de De Standaard et Het Nieuwsblad.

Au pays de Joseph Kabila, l’on se frotte déjà les mains pour cette visite. Alexis Thambwe Mwamba, Ministre congolais des Affaires étrangères, a indiqué voit remis personnellement au diplomate belge en poste à Kinshasa, M. Dominique Struye de Swielande, une invitation formelle adressée au Roi Albert à se rendre à Kinshasa pour la circonstance.

Par contre à Bruxelles, les avis divergent quant à l’opportunité de cette visite du Roi à Kinshasa. Une frange importante de l’opposition estime que ce déplacement n’aurait aucune justification. Elle allègue, comme obstacles, les questions récurrentes de gouvernance, de corruption et de l’insécurité.

Dans le camp de la majorité, la droite au pouvoir, c’est plutôt l’unanimité qui semble se dessiner pour le déplacement d’Albert II. En dépit de cette divergence d’opinion, il reste que le dernier mot revient au Palais royal. A ce propos d’ailleurs, des discussions sont engagées entre le Palais royal et le ministère beige des Affaires étrangères, a-t-on appris. Pour tout observateur avisé, l’arrivée à Kinshasa du Roi Albert II sera la deuxième après celle du Roi Baudouin en 1985, sous le règne du Maréchal Mobutu. C’était à l’occasion du 25 anniversaire de l’indépendance de la RDC.

Viendra, ne viendra pas ? Dans tous les cas le Roi Albert II est attendu à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, lors de festivités marquant le 50èmeAnniversaire de l’indépendance du pays. Au pays de Joseph Kabila, les préparatifs vont bon train. Tout le monde, surtout le Commissariat général du Cinquantenaire (CGC) dirigé par Dénis Kalume Numbi, s’active pour que rien ne soit laissé au hasard.

Du côté politique, c’est Alexis Thambwe Mwamba, Ministre des Affaires étrangères, qui formalise la visite du Roi des Belges. Mardi dernier, il a remis personnellement l’invitation de la RDC, adressée au Souverain belge, Albert II au diplomate belge en poste à Kinshasa, M. Dominique Struye de Swieiande. A Bruxelles, par contre, le Conseil des ministres restreint a donné, la semaine dernière, son aval à une visite du Roi à Kinshasa le 30 juin prochain. Seulement, il reste un certain nombre de modalités à définir pour une  décision finale.

C’est dans ce contexte qu’il est annoncé par le ministère beige des Affaires étrangères que le dernier mot revient au Palais royal. A ce propos d’ailleurs, l’on a appris que des discussions sont engagées entre le Palais royal et le ministère belge des affaires étrangères.

Divergence de vue à Bruxelles pour un déplacement du Roi chaque 25 ans

Si Kinshasa se frotte les mains pour cette visite du Roi Albert II, en Belgique par contre, les violons ne semblent pas s’accorder entre la droite au pouvoir et l’opposition. Une frange de l’opposition n’est pas allée par le dos de la cuillère.

Elle soutient que le déplacement du Roi n’aurait aucune justification. A l’appui de cette position tranchée, elle allègue comme obstacle les questions récurrentes de gouvernance, de corruption et d’insécurité. Du côté de la majorité au pouvoir, par contre, c’est l’unanimité qui se dessine pour l’opportunité de ce déplacement.

Si jamais le Roi Albert II foulait ses pieds au Congo ­Kinshasa, ce serait une manière de renforcer le symbole de la sacralité du Chef de l’Etat, Joseph Kabila, a laissé entendre un membre proche du pouvoir. C’est ici qu’il sied de rappeler que pour qu’un souverain belge arrive au Congo cinquantenaire, cela exige des gros moyens financiers.

En plus que tout s’organise pour accueillir le Roi Albert Belgique, il faut aussi des moyens pour l’organisation des élections, pour la réalisation des cinq chantiers et, pourquoi pas, le social du peuple auquel le Gouvernement de la République accorde priorité. C’est dans cette perspective que le Ministre des Finances, Matata Ponyo, sous l’impulsion du Premier Ministre, Adolphe Muzito, a procédée, le mercredi 17 mars 2010, à la signature du pacte.

La Prospérité



(Milor/TN/DN/PKF)