La récente interview accordée à la presse par le président de la République a retenu l’attention des dirigeants du parti politique UDCO (Union pour le développement du Congo) qui ont décortiqué et salué la position de haute signification politique donnée par le Chef de l’Etat sur les pertinents et sensibles sujets abordés dans la communication de cette sortie médiatique.

Fidèle à sa perception et à sa vigilance jamais relâchée sur la marches des affaires publiques dans le pays, le directoire national de l’UDCO que coordonne l’indéniable battant politique Banza Mukalay Nsungu a en effet noté la justesse de la position exprimée par le président de la République sur un certain nombre de sujets sensibles requérant une clarification de leur traitement.

Il s’agit notamment de l’organisation des élections telles que prévues mais qu’une partie de la classe politique commençait à laisser faire croire que le pouvoir actuel serait prêt à saborder dans ce que d’aucuns se sont permis d’aller jusqu’à qualifier de dérive dictatoriale. Il est mal venu que de telles considérations soient portées sur le compte du principal dirigeant du pays visé dans ce débat politique, alors que le chef de l’Etat ainsi concerné et dont les actes révèlent un soin indéniable à sauvegarder la démocratie au pays est loin de rechercher de telles prétextes de nouvelles crispations.

Il est vrai que les inclinaisons de dérive ont souvent été relevées dans le chef de certains collaborateurs aux affaires sans doute emportés par le zèle, et c’est pour cela que l’UDCO note la démarcation qu’il convient d’établir entre le président de la République et ceux que le parti de Banza Mukalay appelle des « va-t-en-guerre » s’agitant autour d’un chef pacifiste.

Pour le parti UDCO, il s’est avéré que non seulement le président de la République s’est notoirement démarqué des polémistes inoculant autour de lui la confusion sur le sujet sensible de l’organisation des élections, mais aussi que le Chef de l’Etat a exprimé clairement sa position qui ne devait plus se prêter à des qui pro quo sur d’autres sujets tout aussi importants que la réconciliation nationale pour laquelle l’opinion congolaise ne doute plus du mérite de dévouement avec lequel il se consacre à la sauvegarder, « en oubliant les passé » dans un net pardon des forfaitures commises par les politiciens de la rébellion.

Il en va de même de la sauvegarder de la confiance à restaurer avec les partenaires du voisinage direct et de la communauté internationale plus large, parce qu’il s’agit de ne pas laisser la RDC évoluer dans un vase clos, ce qui serait aberrant pour notre actuel monde du village planétaire. Dans ce sens est à comprendre l’évocation par le président de la République de ce que l’UDCO a vu comme une perspective clairement signifiée de « reprise prochaine du signal de Radio France Internationale » en la justifiant par un impératif normal de « diversification des sources d’information » auquel la RDC « démocratique » ne doit pas de permettre de se soustraire.

Le texte de la déclaration de l’UDCO, tout en étant bien ramassé dans sa sobriété, en dit long sur l’appréciation que ce parti fait des positions du Chef de l’Etat dans son interview à la presse. Voici l’exacte substance de cette déclaration.

« Le Directoire National de l’Union pour le Développement du Congo (UDCO) sous la coordination du Camarade Banza Mukalay Nsungu a suivi avec attention l’interview donnée récemment par le Président de la République. Pour ce faire il fait la déclaration suivante :

Félicite et soutient le Président de la République pour avoir

  • assuré et affirmé la tenue des élections en 2011 ;
  • souligné la nécessité de la réconciliation nationale en oubliant le passé, gage de la stabilité et du développement de notre pays ;
  • assuré et apaisé nos voisins et nos partenaires de la communauté internationale, car, pour l’UDCO, on ne peut se développer en vase clos ;
  • évoqué la perspective de la reprise prochaine du signal de la Radio France Internationale (RFI), car cela permettrait la diversification des sources d’information ;


L’UDCO réaffirme son soutien à cette vision du Chef de l’Etat qui tranche ainsi avec les va-t-en-guerre ». Le document est signé du Secrétaire général de l’UDCO, M. Shamba Balthazar.

D.NZ/MMC


(DN/PKF)