Le gouvernement congolais vient de soutenir l’OCC dans sa mission de sécuriser la santé de la population en réglementant la commercialisation des boissons alcoolisées en sachet dites «Supu na tolo ».
Le ministre du Commerce, petites et moyennes entreprises, Bernard Biando Sango, a promis de soutenir les efforts de l’Office congolais de contrôle (OCC) dans sa mission de sécuriser la santé de la population au cours d’une séance de travail qu’il a convoquée mardi à Kinshasa, sur les résolutions à prendre en vue de la réglementation de la commercialisation des boissons alcoolisées en sachet dites « supu na tolo ».
Le ministre Biando a invité la délégation générale de l’OCC en tant qu’instrument technique de son ministère à être plus regardant sur le service rendu par ses agents en vue de protéger la population contre les méfaits de « supu na tolo ».
Cette réunion, a-t-il dit, a été convoquée pour répondre aux revendications exprimées par la population à travers l’Assemblée nationale et soumises au gouvernement. Le délégué général de l’OCC, Albert Kasongo, a souhaité, quant à lui, que les textes réglementaires soient pris pour mettre un terme à la production, à la commercialisation et à la consommation de « supu na tolo », car la santé publique n’a pas de prix. La question des dégâts que cause la consommation des boissons alcoolisées en sachet dans la population soulevée par le député provincial, Gérard Mulumba, a fait l’objet d’une étude approfondie en 2006 à l’OCC.
Les départements de la certification des produits et des laboratoires de l’OCC ont fait état d’une nouvelle forme d’alcoolisme jugée dangereuse au sein de la population et qui est à la base des comportements anti-sociaux observés dans la société dont le phénomène Kuluna. Outre la question de dépravation des mœurs, l’OCC a relevé celle de la destruction de l’environnement suite à l’usage de nombreux sachets, rappelant ainsi les pluies diluviennes du 8 avril 2006.
Acp
(SM/TH)