Le ministre congolais de la Communication et de Médias, Lambert Mende Omalanga invite le directeur ad­joint du Programme Afrique d’Amnesty international à se donner la peine de s’informer ob­jectivement sur la réplique du gouvernement congolais à son dernier rapport, au lieu de se li­miter à l’alimentation des légen­des infamantes.

Dans une lettre remise mercredi à la rédaction du journal L’Avenir, Lambert Mende répon­dant au directeur adjoint du Programme Afrique d’Amnesty in­ternational, dit avoir reçu la let­tre de cette structure, lettre fai­sant suite à sa réaction du 19 février dernier sur le rapport d’Amnesty international, décriant la situation des violations des droits de l’homme en Rdc.

Ainsi, dans la réaction d’Am­nesty international, le ministre dit s’être vu gratuitement attri­bué des propos selon lesquels l’Agence nationale des rensei­gnements (Anr) est sous la res­ponsabilité directe de la Prési­dence de la République. Des propos que lui ne reconnaît pas. C’était dans leur correspon­dance du 26 février dernier que l’Amnesty international attribuait ces propos au ministre congo­lais.

« Dans ma réaction; j’ai précise, contrairement à vos allégations selon lesquelles l’Anr serait placée sous la responsa­bilité directe de la présidence, que l’Anr était légalement et de notoriété publique un service du Ministère de l’Intérieur, à l’ins­tar de la Direction des migrations et de la Police nationale » , pou­vait-on lire dans la lettre.

Il est donc, mensonger, souligne le ministre de lui attri­buer pour le plaisir de la con­tester l’affirmation selon laquelle l’Anr est un service respectueux des droits humains et de l’Etat de droits.

A cet effet, Lambert Mende et toute l’opinion natio­nale et internationale se deman­dent si cette Ong internationale avait eu réellement le temps de lire la réplique du gouvernement congolais à son rapport ou se elle s’était contentée des cor­respondances lui apportées pour se livrer aujourd’hui à des faits inventés de toutes pièces.

C’est ici, estime-t-on qu’il faut éclairer les choses, car, maintenant que tous les efforts sont concentrés à la reconstruction du pays après des temps des forts de conflits, l’heure n’est plus à la distraction.

Et il faut dire que le renforcement des ca­pacités de l’appareil judiciaire congolais occupe une place de choix dans cette reconstruction. Malheureusement, le Pro­gramme Afrique d’Amnesty in­ternational ne comprend pas les choses de cette façon. Sa der­nière correspondance il tout sur cette distraction inopportune cherchant à écarter les Congo­lais de l’essentiel.

Poursuivant son adresse, le ministre fait remarquer  à l’Am­nesty international que les ef­forts déployés par le gouverne­ment dans le domaine de la jus­tice font que les tribunaux fonc­tionnent et sanctionnent les policiers, les militaires et autres agents de l’Anr, responsables d’abus des droits de l’homme.

 De ces efforts, fait encore re­marquer le ministre à son inter­locuteur, que les violations struc­turelles et massives des droits de l’homme sont de moins en moins nombreuses en Rdc. Ce constant est également celui de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc). Etonnant qu’Amnesty international voie le contraire de tout ce que le monde voit sur le terrain.

L’Avenir


(Milor/GTM/BT/PKF)