« Muzito : « une question de vie ou de mort ! ». C’est le titre qu’affiche en manchette LE PHARE qui fait état d’un pacte que le gouvernement vient de conclure avec les régies financières.

Deux faits caractérisé ce pacte : le ministre des Finances  Matata Ponyo ferme les robinets et les régies financières sont sommées de doubler leurs recettes.

Le confrère de l’avenue Lukusa rapporte que le Premier ministre, Adolphe Muzito, a parrainé mercredi à l’Hôtel Venus, la signature des pactes de dédoublement des recettes entre le ministre des Finances et les responsables de trois régies financières, à savoir la Dgi, la Dgrad et la Dgda, ex-Ofida.

L’argentier congolais, Matata Ponyo a, dans son discours, reconnu que le Congo est bien riche mais ses richesses ne lui permettent pas à ce jour de générer des ressources nécessaires pour son développement.

Tout en reconnaissant des notables améliorations enregistrées ces dernières années dans les budgets de l’Etat, Matata a cependant fait observer que le niveau de mobilisation des recettes demeure « en totale inadéquation avec les potentialités réelles que regorge ce grand et beau pays ».

FORUM DES AS note qu’en faisant signer mercredi aux régies financières le pacte de doublement des revenus de l’Etat, « Muzito lance la croisade de maximisation des recettes ».

Le confrère de l’avenue Tombalbaye souligne qu’en initiant le programme visant le doublement des recettes par les régies financières, le gouvernement ne désire nullement charger les assujettis avec de nouvelles taxes. Au contraire, la démarche enclenchée mercredi par la signature du pacte ad hoc vise à pousser ces régies à donner le meilleur d’elles-mêmes parce qu’elles en sont capables. Et la finalité est de donner au gouvernement les moyens de sa politique de développement du pays.

Dans le même registre, LE PALMARES indique que des fonctionnaires corrompus, incompétents ou contre performant seront frappés des sanctions pénales, des arrestations ou emprisonnements. Il est également prévu des sanctions disciplinaires, à savoir, la suspension, la révocation ou la mise à la retraite anticipée.

Pour les opérateurs économiques, les redressements fiscaux avec amendes fiscales ou pénalités seront ordonnés ; les arrestations ou emprisonnements y compris les radiations.

Le Premier ministre a rappelé, à cet effet, que l’Etat congolais ne continuera pas à se contenter d’un budget de 3 milliards de Usd avant d’ajouter qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort.

LE POTENTIEL consacre sa manchette à la Régie des voies aériennes. A cause d’une dette inconnue en Afrique du Sud, « 2 millions Usd de la RVA saisis », titre ce journal.

En effet, rapporte le journal de Modeste Mutinga, après la SNEL, la Gécamines, c’est au tour de la Régie des voies aériennes (RVA) de voir ses fonds saisis en Afrique du Sud à la suite d’une dette contactée au nom de la Rdc.

Il s’agit, précise le confrère, de deux (2) millions Usd, revenus de la taxe IDEF logés dans la Banque sud-africaine ABSA Bank Limited. Comment ces fonds destinés à la modernisation des infrastructures aéroportuaires se sont-ils retrouvés dans cette banque sud-africaine ? Des éclaircissements s’imposent, souligne le confrère.

LA REPUBLIQUE rapporte sur le même sujet que l’argent saisi en Afrique du Sud provient des taxes payées par toute personne qui voyage à partir des aéroports congolais. La RVA perçoit cet argent dans le cadre de la taxe IDEF, la taxe pour le développement des infrastructures aéroportuaires.

La taxe IDEF coûte 10 Usd pour les vols nationaux et 50 Usd pour les vols internationaux. Le compte saisi était logé dans la banque ABSA Bank Limited comme garantie pour l’obtention d’un financement des travaux de modernisation des aéroports de la Rd Congo.

Théodore Ngangu/MMC


(TN/PKF)