Initiée par le député Mitendo Mwadi Yinda, l’Agence culturelle Afrique patrimoine (Acap) qui est l’un des plus vieux centres culturels œuvrant sur le sol congolais est fondée en 1991. Cette année, l’Acap commémorera ses 20 ans de vie de plus belles manières avec à l’affiche plusieurs activités culturelles dont la plus grande est la 3émè édition du Festival International des arts contemporains de Kasongo Lunda (Fiackas) prévu le 29 juillet au 4 aout2010 dans la province du Bandundu.

Pour ces festivités qui vont coïncider avec les cérémonies du cinquantenaire de l’indépendance de la Rdc, cette agence a mis sur pied un colossal programme d’activités très impressionnant. Parallèlement aux éditions précédentes, cette fois le Fiackas sera, sans doute, touristique. Ce festival ne sera pas organisé seulement dans le village de Kasongo Lunda, il touchera tous les villages qui sont à 70km du village de Kasongo Lunda.

Par ailleurs, les organisateurs dudit festival ont songé de récompenser les autorités urbaine de la ville de Kwango pour leurs forte implication dans toutes les activités culturelles de cette province c’est-à-dire les cadres et structures qui se sont démarqués durant l’année antérieure.


Et ils ont réservé trois prix spéciaux pour le diocèse de Popokabaka, aux pères Jésuites de Kasongo… Il est, aussi, attendu un référendum culturel d’Afrique contemporaine. Pour l’initiateur de l’Acap le gouvernement provincial du Bandundu spécifiquement son ministère de la culture et arts mérite d’être primé pour son assistance. Il n’a rien à leur donner si n’est que ce prix réservé.

Grâce à ces festivités, cette agence culturelle va saisir la balle au bond pour réhabiliter un site touristique qui est le Palais Royal de Mawonga à Kasongo Lunda. Et aussi pour permettre au chef coutumier habitant dans cet endroit de bien exercer son travail de tous les jours.

Concentrant toutes ses forces sur deux sites, la ville de Kinshasa et le district de Kwango, l’Acap qui lutte contre le désœuvrement des enfants, se propose de devenir dans les cinq années prochaines une structure incontournable de par son expérience et par expertiser qu’elle aura disponibilisé au cours de différentes éditions du festivals, un créneau de création des richesses grâce aux emplois générés par les manifestations culturelles et un espace d’expression paysanne et un carrefour de promotion et de protection du patrimoine culturel local et congolais.

Elle envisage également de faire de Fiackas un carrefour des cœurs de créations, d’échange et de promotion culturelle congolaise. Le choix porté sur la ville de Kinshasa et de Bandundu est judicieux parce que cette dernière est habitée par des peuples dont la production artistique et les techniques traditionnelles de la fabrication d’œuvre d’art notamment Tshokwe, Yaka, Lunda, pende…ne cesse de se faire parler d’elles dans le grand musée du monde.

Concernant la capitale congolaise, la notion de la proximité avec la région a occasionné une importante immigration des habitants de la province du Bandundu dans cette ville miroir de la Rdc.

Onassis Mutombo/ L’Avenir


(BT/TH)