« La problématique de l’électricité et de la desserte en eau potable à Matadi » a été au centre de la série des activités organisées par EISA en présence du Maire de la ville, M. Jean-Marc Lukombo Nzeyidio. S’adressant à plus de 150 participants réunis dans la salle de l’Alliance Franco-Congolaise, la représentante de EISA, Mme Liliane Bibombe, chargée des programmes, a précisé que cette série d’activités vise à promouvoir la bonne gouvernance à la base.

Le dialogue social étant un rapprochement des gouvernants avec des gouvernés, les problèmes de l’eau et de l’électricité qui se posent avec acuité dans la ville de Matadi nécessitent un dialogue franc et sincère avec les responsables de la Snel et la Regideso, a-t-elle indiqué.

Avant d’inviter les chefs de quartiers à veiller sur les cabines électriques, les bornes fontaines et la tuyauterie disséminées à travers la ville de Matadi. « Cette série d’activités consiste à échanger et avancer des propositions concrètes pour l’amélioration de deux services que sont la Snel et la Regideso », a-t-elle rappelé. Intervenant au nom du directeur provincial de la Snel, le chef de centre pour la ville de Matadi, M. Kunsika, a fait l’historique de l’entreprise qui a démarré en 1927 grâce au barrage de Mpozo construit par l’ex-CFMK (Chemin de fer Matadi-Kinshasa).

A la date du 13 janvier 2010, a-t-il dit, le taux d’électrification pour la ville de Matadi est de 20,19%. Et sur l’ensemble de 99.440 parcelles résidentielles, 20.075 sont électrifiées. De la même manière que son collègue de la Snel, le délégué de la Regideso a déploré la vétusté de l’outil de travail, le manque de matériel et de financement devant lui permettre de moderniser les différents raccordements.

D’où l’appel des délégués de deux sociétés aux abonnés afin qu’ils payent régulièrement leurs factures. Pour le maire de la ville de Matadi, M. Jean-Marc Nzeyidio Lukombo, la gestion, la distribution de l’eau et de l’électricité n’engagent que la Snel et la Regideso.

L’Etat ne vient qu’en appui. La mise sur pied d’une association des consommateurs et des comités de suivi dans les quartiers relève de la population et de deux sociétés. Il prône une méthode de gestion participative.

Le Potentiel


(CL/TH)