Certains journaux parus ce mercredi à Kinshasa reviennent sur les bonnes notes de Kengo wa Dondo au Premier ministre en ce qui concerne l’effort du gouvernement à atteindre le Point d’achèvement de l’I-PPTE.
LA PROSPERITE note en ce qui concerne les efforts du gouvernement en vue d’atteindre le Point d’achèvement de l’initiative PPTE que « Kengo félicite déjà Adolphe Muzito ».
« Sage, fin politique et homme d’action, Léon Kengo wa Dondo se trompe très rarement », écrit la consoeur. Et ce journal de rappeler que ce lundi 15 mars, il est sorti de ses vacances parlementaires, avec un discours dosé et adapté aux événements. Sans la moindre complaisance, il a passé au prisme d’une critique acerbe, la situation politique et les défis auxquels la Rd Congo est confrontée, avant de négocier son dernier virage vers 2011.
La rigueur qui lui est collée à la peau comme l’est, du reste, une griffe d’un couturier sérieux de Paris, Bruxelles ou Pékin, apparaît naturellement dans ce discours qu’il a prononcé au Palais du Peuple, devant ses collègues sénateurs et en présence de nombreuses personnalités habituellement conviés à ce type de cérémonie solennelle.
Kengo wa Dongo était tellement clair qu’il n’a su se contenir devant des évidences d’un travail titanesque accompli par le gouvernement de la République, sous la conduite d’Adolphe Muzito. Concrètement, Kengo félicite déjà Muzito et l’encourage à plus d’efforts, dans sa lutte pour atteindre le point d’achèvement.
Sous le titre, « PPTE : les bonnes notes de Kengo », LE PHARE rapporte que rigoureux comme magistrat, professeur d’université et homme d’Etat, sous un régime aussi autocratique que celui de Mobutu, où certaines amis politiques du précité croyaient tout permis, Léon Kengo wa Dondo s’était taillé une réputation de redresseur de torts et de casseur du mythe des intouchables.
Avare de compliments, monsieur « Rigueur » a étonné plus d’un observateur en consacrant près de la moitié de son discours, lors de la rentrée parlementaire du lundi 15 mars 2010 au Sénat, aux performances économiques et financières de l’équipe gouvernementale conduite par Adolphe Muzito sous le contrôle du chef de l’Etat, Joseph Kabila.
LE PHARE annonce également l’acquittement de l’Adg de la Snel, Daniel Yengo, et son Adf, Nicolas Muhiya. En effet, l’affaire opposant Mag Energy à la Snel par le ministère public interposé, a connu enfin son dénouement à l’issue d’une série d’audiences. La Cour d’Appel s’est, finalement, prononcée. Les deux hauts cadres de la Snel sont blanchis.
« Dossier Inga : la Rdc tourne le dos à la Monuc », titre en manchette LE POTENTIEL. Le quotidien de l’avenue Bas-Congo affirme qu’entre la Rdc et ses partenaires de la Sadc, plus rien ne va autour du dossier Westcor. Ce consortium constitué par cinq Etats pour la construction du barrage d’Inga III d’une capacité de 4.500 mégawatts n’est finalement qu’un mort-né.
A cause des tergiversations de la partie congolaise, devant la proposition de BHP Biliton, de financer lesdits travaux, les quatre autres Etats considèrent avoir été désabusés. De commun accord et lors du conseil des ministres tenu à Kinshasa, ils ont annoncé la fin du projet Westcor. Depuis, entre ces pays membres de la Sadc, la méfiance est totale dan la conduite des affaires. La Rdc évolue désormais en cavalier solitaire.
L’AVENIR s’intéresse à la Province Orientale où une séance de tous les enjeux se tient ce mercredi à l’Assemblée provinciale. Le confrère rapporte qu’une dépêche de radiookapi.net signale une certaine tension dans la ville de Kisangani, précisément dans la commune de Mangobo, ce qui aurait été à la base du report de la séance de lundi dernier.
Mais, en lieu et place du gouverneur de province, l’un de ses collaborateurs joint par la rédaction de L’AVENIR a minimisé cette dépêche tout en arguant que la situation est calme.
L’invitation d’une délégation de l’armée congolaise aux festivités du 21 juillet à Bruxelles devient l’objet d’une vive polémique au sein de la classe politique belge, signale LE PALMARES qui titre : « Kinshasa indigné par le comportement de la classe politique belge ».
A en croire ce journal, le ministre de la Défense et la majorité au pouvoir dans l’ancienne métropole manquent le courage de s’assumer.
La Belgique, qui a participé activement à la formation des Fardc, oublie que son attitude est un déni de son propre engagement.
Théodore Ngangu/MMC
(TN/PKF)