Au moment où les congolais font la négligence de manger les légumes, les chinois eux en consomment sans se gêner à l’Est de la Rdc.
Dans le Sud-Kivu à l’Est de la Rdc, alors qu’elles négligent les légumes qui poussent sur leurs terres, les populations sont étonnées de voir les Chinois en raffoler. Choux, aubergine, soja... Dans l’enclos où ils gardent leurs engins à Bwindi, dans la commune excentrée de Bagira à Bukavu, une petite salle dans un container sert de réfectoire au contingent de la compagnie des ponts et chaussées. Après une journée de dur labeur sur le chantier, ils aiment manger du porc sauté aux cacahuètes. Mais comme le constate un des Congolais commis à la garde du matériel, souvent ils écrasent la gousse d’ail qu’ils mélangent à la ciboule hachée. Il y a surtout le chou cuit à la sauce de soja, que la population locale considère comme un repas de pauvre ».
Etudiant en nutrition à l’Institut supérieur des techniques médicales de Bukavu, Crispin Matabaro apprécie ces habitudes alimentaires chinoises. « Ils ont appris à connaître la valeur diététique de chaque denrée. Ce qui leur permet de se nourrir avec tous les produits du cru, dit-il. Un enseignant de cette école explique que le soja notamment, a été utilisé pendant des millénaires comme « la vache de l’Orient », avant que la science ne constate la valeur protéinique exceptionnelle de cette légumineuse très appréciée des Chinois. Outre les légumes et l’inévitable riz, une panoplie de fruits vendus très bon marchés ajoute à leur régime alimentaire banane, prune, maracuja, ananas, avocat... fin, les fameux sambaza, ces fretins du lac Kivu ne manquent pas dans leurs mets et les bitongondo, la viande de porc bouillie, une spécialité locale vendue sur les places publiques de Bukavu, que les Chinois consomment sans se cacher.
Baudry Aluma/Le Phare
(Milor/GM/PKF)