La culture congolaise se trouve à la croisée des chemins. D’aucuns dénoncent les anti-valeurs qui y ont élu domicile. Les plus pessimistes parlent même de la « mort » de notre culture. C’est sans compter avec les esprits innovateurs comme celui de Manuaku Waku, reconnu aujourd’hui comme l’héritier spirituel de Dr Nico Kasanda.

Créateur d’une école de culture nommée le Griot, il entend travailler à la promotion Intégrale de l’homme et de la culture congolaise dans son ensemble. Musicien de formation et de carrière, Manuaku Waku pense atteindre cet objectif à travers la formation des jeunes dans le domaine de la musique, du théâtre, de la danse, etc. Cela ressort de son allocution faite le vendredi 05 mars dernier à l’occasion de la cérémonie culturelle d’ouverture officielle de l’Ecole de culture le Griot.

Il a indiqué, par ailleurs, que le lancement de l’école de culture le Griot est un acte de foi qui couronne sa volonté décisive de prendre part à la reconstruction de notre pays, la République démocratique du Congo, au cours de cette année, de célébration de ses cinquante ans d’indépendance.

Voilà qui rejoint pratiquement les mots du proviseur de cette école de culture, M. Paul Nzita Nzuzi qui s’exprimait en ces termes : «  Qui l’aurait imagine ? Qui l’aurait cru?

Que nous serons ce soir (NDLR du 05 mars 10) réunis pour saluer et bénir cette heureuse initiative qui complétera il ce qui se réalise ailleurs, nous pensons à l’INA, a l’Académie des Beaux Arts, à l’ISAM et à des nombreux ateliers et groupes qui font de la culture leur gagne pain et leur vie...

Nous, au moins, l’avons cru. Non pas par opportunisme mais plutôt a cause de son nom Manuaku Waku qui signifie «  ce qui sort de la bouche ». Il s’agit là de la parole créatrice. C’est pourquoi nous avons cru en lui et nous nous permettons d’espérer des perspectives heureuses pour cette initiative louable.

Des perspectives heureuses dans la mesure ou l’école se fixe aussi l’objectif de la participation efficace à la lutte contre les anti-valeurs qui gangrènent notre société en général et notre jeunesse en particulier.

L’école de culture le Griot, a soutenu, Manuaku Waku, veut être le lieu ou les nombreux talents artistiques de l’Afrique toute entière viendront acquérir les connaissances qu’il faut dans les diverses disciplines de la culture.

Cette formation se déroulera pendant neuf mois sur les branches essentielles des arts et de la culture, a expliqué le proviseur Paul Nzita Nzuzi avant d’ajouter que la formation en résidence avec deux ou trois mois pour la poésie, le théâtre, la danse, la musique, le cinéma, sera également organisée. En pratique, a-t-il indiqué, les neuf mois seront répartis en trois modules de trois mois chacun, soit trois niveaux : élémentaire, moyen, élevé. Et les résidences de trois mois sur la musique congolaise, la danse, les instruments musicaux tant traditionnels que modernes.

Rappelons que cette cérémonie d’ouverture officielle a été présidée par Madame Muzitu, l’épouse du Premier ministre. Pour joindre l’utile à l’agréable, un concert a été organisé sur le site même de l’école de culture le Griot par Manuaku Waku et son orchestre. Il a été noté également sur scène la présence de Brazzos, Papa Wemba et Gina Efonge ainsi que celle d’un colonel musicien, non autrement identifier venu de Brazzaville.

Zéphy Vula/ Le Palmarès


(Milor/BT/TH)