Le grand rendez-vous musical de la Foire Internationale de Kinshasa (Fikin) a vu sa fête gâchée le samedi 22 Août 2009 lors de " l’affrontement " " Fara Fara " entre les artistes musiciens Koffi Olomide du Quartier Latin International et Werrason Ngiama Makanda de Wenge Musica Maison Mère. Pourtant chacun a évolué sur un podium monté par son sponsor approprié.

Hélas, alors que la fête était bien engagée, on a déploré des incidents graves qui ont émaillé ladite soirée notamment les portails de la Fikin et les voitures en stationnement ont été endommagées. On a aussi enregistré des casses des bouteilles, des tables et des chaises.

Un membre du service de gardiennage dénommé " Likonzi Protège " chargé de la sécurité sur tout le site a été grièvement blessé à la jambe. Sans oublier les bagarres, vols et extorsions et autres actes de barbarie qui ont été commis…


La déposition faite par l’entreprise " Likonzi Protège " au service de renseignement de " Kin Mazière " a fait comparaître les représentants de deux orchestres concernés en vue de répondre des faits qui leur ont été reproché. L’affaire a été renvoyée, semble-t-il, à lundi prochain.

Trop, c’est trop ! dit-on, car, à voir ce qui se passe actuellement sur la scène de la musique de nos jeunes, cela devrait être sévèrement sanctionné. Contrairement à cela, ceux qui détiennent la parcelle du pouvoir dans le monde musical congolais, s’illustrent, curieusement, dans la distraction - ou peut-être dans une indifférence - tout en s’affichant complice et coupable.

Au fait, les musiciens et les membres de leurs " Staffs ", " Ba petits ya confiance ", " gardes corps " , valets ainsi que les fanatiques à outrance s’injurient au vue et au su de tout le monde et parfois, ils portent atteinte à la vie privée du soi-disant " adversaire ". Cette adversité entre musiciens congolais de l’actuelle génération ne se limite plus sur le plan musical mais s’étend sur les plans social, intellectuel, tribal, religieux, civil, etc …

Solutions : " Tolérance Zéro… "

Face à cette cacophonie, l’on est en droit de s’interroger sur le point de vue du Ministère de la Culture et des Arts, spécialement sur le bien fondé de la création de l’institution juridique " La Commission Nationale de la Censure des Chansons et des Spectacles " qui ne doit pas se limiter seulement sur les insanités retrouvées sur le disque, là aussi l’on déplore l’inefficacité de cette section dans le cadre des bonnes mœurs.

 Elle devra aussi se pencher sur les productions scéniques livrées en public par nos musiciens, dans la plupart des temps, se croisent vieux et jeunes, parents et enfants. L’Union des musiciens du Congo (UMUCO), qui semble exister que de nom, effacée sur le terrain, a aussi sa part de responsabilité.

Elle pouvait organiser des séminaires de formation éducative, soient- elles des causeries morales avec ses membres indistinctement. Elle devra aussi démontrer à ses membres que sont les musiciens, leur comportement indigne, dans l’objectif de leur inculquer un Code de bonne conduite exemplaire dans la diversité, dans la compétitivité loyale. Cette fenêtre sur la musique congolaise constitue aujourd’hui, plus qu’hier encore, une sonnette d’alarme tirée auprès de qui de droit. A bon entendeur Salut.

Franck Ambangito/L’Avenir


(Milor/BT/TH)