LE POTENTIEL met en évidence les points chauds de la rentrée parlementaire : le système électoral, la révision constitutionnelle.

Les discours protocolaires consacrant la rentrée parlementaire n’ont pas démenti les pronostics, constate le quotidien de l’avenue Bas–Congo. Ils ont réaffirmé le caractère crucial de cette session  en appelant les sénateurs et députés à plus de responsabilités politique.

Léon Kengo, président de la chambre haute, rapporte le confrère, a invité la classe politique, dans la perspective de la grande année politique 2011, à une réflexion profonde du système électoral actuel en vue de l’améliorer et d’en corriger les erreurs.

De son côté son collègue de la chambre basse, Evariste Boshab, a mis en garde les députés contre le piège qui les guette, lequel conduirait à la violation de la Constitution. Aussi, a-t-il invité les députés à envisager déjà la révision constitutionnelle, plus spécialement l’article 226 sur la composition des provinces.

Dans le même registre de la rentrée parlementaire, LE PALMARES souligne les recommandations formulées par le président du Sénat, Léon Kengo, au Premier ministre Muzito.

Ce journal note qu’en homme qui connaît mieux les rouages des institutions de Bretton Woods, Léon Kengo a eu des mots justes pour encourager mais surtout, féliciter le gouvernement pour la conclusion d’un programme triennal avec le FMI.

Sur 2,957 milliards de dollars, le Club de Paris a procédé à l’annulation de 1.300 milliards de dollars et au rééchelonnement de 1.647 autres milliards.

Le confrère rapporte qu’à l’assemblée nationale, le ton de la croisade contre l’impunité a été donné car les députés nationaux vont s’atteler à poursuivre tous ceux qui se compromettent au sein du gouvernement ainsi que dans tout autre secteur.

« La constitution sera révisée », titre à la Une LE PHARE.  Pour ce journal, les présidents des deux chambres du parlement congolais ont choisi la rentrée parlementaire le lundi 15 mars 2010 pour battre la mesure à fortes sonorités électorales. Léon Kengo, du haut de la tribune du Sénat, a relancé le débat autour de la transparence du système électoral, plus précisément de la configuration de futures circonscriptions électorales. Le numéro un du Sénat a exigé que le nombre des sièges, pour la représentation nationale ou provinciale, soit le reflet du poids démographique de chaque circonscription électorale.

Vieux renard de la politique, Léon Kengo a revisité les statistiques de 2006, lesquelles montrent un déséquilibre criant entre provinces au niveau de l’Assemblée nationale.

Evariste Boshab a fait remarquer que «  la révision constitutionnelle n’est plus un sujet tabou ». En effet, après avoir dressé un bilan positif de la production parlementaire et mobilisé ses troupes pour la course contre la montre, il a évoqué le sujet ultra sensible de la révision constitutionnelle.

Boshab a justifié cette option par l’impératif de rapprocher le texte constitutionnel et les réalités de la non application du découpage territorial.

LA PROSPERITE note que sur le social, l’économie et les élections, « Kengo et Boshab exigent à Muzito des efforts ». En effet, le Point d’achèvement de l’IPPTE, les festivités du Cinquantenaire de l’indépendance de la Rdc, le système électoral de 2006, la valeur du contrôle parlementaire, la révision constitutionnelle, sont là les points qui ont marqué les allocutions des Présidents de deux chambres du parlement à l’ouverture de la session ordinaire de mars.

A propos du Point d’achèvement de l’IPPTE, le président du Sénat a reconnu que la reprise des relations formelles avec les institutions de Bretton Woods intervient après que le gouvernement ait respecté les critères quantitatifs convenus avec les services du FMI.

Cependant, il a prévenu que le processus vers le Point d’achèvement est conditionné par la réalisation satisfaisante de sept principaux déclencheurs, entre autres l’élaboration du Document de stratégie pour la croissance et la réduction de la pauvreté et sa mise en œuvre satisfaisante ; la stabilité macroéconomique ; la bonne utilisation des ressources provenant des allègements intérimaires obtenus après le Point de décision de l’IPPTE, une bonne gestion des finances publiques.

L’autre sujet abordé par la presse a trait à l’entretien Joseph Kabila-Abdullah Gül. Les deux hommes d’Etat ont décidé de développer les relations bilatérales dans tous les domaines, note LE POTENTIEL.

Le confrère rapporte que la signature entre les parties congolaises et turque du « Mémorandum d’entente relatif à la création d’un mécanisme de consultations politiques » a consacré le tête-à-tête qu’ont eu lundi au Palais de la nation le président de la Rdc, Joseph Kabila, et son homologue turc, Abdullah Gül en visite de travail de 72 heures en Rdc.

Théodore Ngangu/MMC


(TN/PKF)