Pendant une heure et demie, de nombreux spectateurs ont dégusté la manière dont deux prisonniers d'opinion purgeaient leurs peines." L'Ile " est une pièce d'Athol Fugand, John Kani et Winston.
La Salle Brell du CWB a servi de cadre le lundi 08 mars dernier à une présentation théâtrale de la pièce "L'Ile ". Pendant une heure et demie, de nombreux spectateurs ont dégusté la manière dont deux prisonniers d'opinion purgeaient leurs peines. Il s'agit de deux personnages : Amani et Kembo. Ils étaient condamnés à plusieurs années de travaux forcés.
Le premier a écopé de dix ans, tandis que le second passera toute sa vie sous les verrous. Amani et Kembo vivaient quelque part en Afrique. Dans une prison située sur une île où sont incarcérés des prisonniers d'opinion. Un endroit où l'on entend ni vrombissements de véhicules ni bruits de piétons. Pendant le jour, alors que le soleil brille encore, Amani et Kembo sont obligés de creuser sans cesse des trois dans la douleur puis les reboucher.
Ils supportaient tout. Piqûres de moustiques et autres insectes, chiure de mouches. Ils devaient attendre souvent la tempête pour arrêter les travaux. Amani et son compagnon de fortune commençaient à nouveau une série d'animation. Ils courraient en chantant. Revenus à la cellule commune, Amani et Kembo, après avoir rempli leur tâche journalière qui pour l'auteur "détruit l'âme et l'esprit", ont du mal à dormir. Douleur généralisée. Très épuisés ! Difficile à s'étaler sur le lit.
A la tombée de la nuit, des confins de leur cellule, les deux prisonniers d'opinion politique " regrettent aujourd'hui devenus parents de creuser dans le sable alors qu'il jouait dans ce même sable pendant leur enfance. Le soir avant de dormir, ils répètent « Antigone », un vieux texte de Sophocle de 2400 ans sur la corruption du pouvoir et la justification morale et religieuse de la rébellion contre la tyrannie.
" L'Ile " est une pièce d'Athol Fugand, John Kani et Winston. Elle est mise en scène par Roland Mahauden, assisté par Olivier Maloba, Ados Ndombasi et Diogène Ntarindwa. Hormis la ville de Kinshasa, cette pièce sera encore présentée à Matadi, Kisangani, GHoma et Bukavu. Rocco
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(BT/TH)