Dans un point de presse animé en fin de semaine derničre, le président de la délégation syndicale de la Gécamines, Otchia Ntchem Djerito, a annoncé une grčve de la faim imminente qu'il compte observer en compagnie de ses pairs. C'est en guise de protestation contre la mauvaise foi de leur employeur ŕ libérer les salaires de 500 agents et cadres des antennes de Kinshasa, Matadi et Tshikapa. Les candidats ŕ la grčve de la faim, dont le coup d'envoi pourrait ętre donné déjŕ ce lundi 1er avril 2002, indiquent avoir épuisé toutes les voies de recours administratifs, syndicaux et politiques ».

Dans une sorte d'ultimatum adressé derničrement au Président du Comité de Gestion de la Gécamines, les syndicalistes se plaignent d'avoir été soumis ŕ 16 mois de « jeűne forcé », entrecoupés d'un petit mois de salaires (juillet 2001) payé en janvier 2002 aux taux forfaitaires de 100 dollars pour les cadres et 13.000 Fc pour les agents subalternes, la paie ŕ la Gécamines, apprend-on, aurait pris une coloration tribalo-ethnique. Otchia et ses collaborateurs signalent que l'employeur a déjŕ payé le mois d'aoűt 2001 aux 24.000 travailleurs du Katanga, ignorant superbement les 500 de Kinshasa, Matadi et Tshikapa. Ils ne comprennent pas que l'employeur ait trouvé des fonds pour satisfaire les 24.000 cadres et agents du Katanga et soit incapable de remplir ses engagements vis-ŕ-vis d'un contingent 50 fois moins nombreux.

A cause de l'impaiement, la Gécamines/Kinshasa enregistre désormais un décčs par semaine parmi ses agents dont la plupart se trouvent sans logis car chassés par leurs bailleurs. Quant ŕ leurs enfants, ils sont en train de grossir les rangs des « shegués », faute de scolarité.