Lentement, mais sûrement, l’avenue Victoire, à quelques mètres du rond-point situé sur l’avenue Kasa-Vubu, sera bientôt impraticable. Et pour cause. Un trou béant se crée au jour le jour au vu des autorités tant municipales que nationales qui y passent régulièrement.

Cet endroit, non seulement qu’il gêne déjà la circulation des véhicules, mais augmente aussi le nombre de sites d’embouteillages disséminés à travers la ville de Kinshasa.

Si cette situation ne relève pas de la compétence des municipalités, comme laissent parfois entendre les bourgmestres, qu’attend alors l’autorité urbaine pour dépêcher sur le lieu les agents de l’Office des Voiries et Drainage ? Faut-il que le chef de l’Etat y fasse un tour comme il en était le cas sur la route de Matadi au niveau de l’arrêt DGI dans la commune de Ngaliema ?
 
S’il n’en est pas ainsi, il y a lieu de croire en la mauvaise foi qui caractérise certains responsables en République démocratique du Congo. Sur la route de Matadi, c’est encore l’entreprise chinoise CREC qui est intervenue après le passage du Chef de l’Etat. Doit-on continuer à gérer la ville de Kinshasa de cette manière lorsqu’on sait qu’il existe un service rompu en matière de réhabilitation des infrastructures routières ?
 
En ce qui concerne les travaux sur l’avenue Victoire, l’urgence s’impose donc , si l’on ne veut pas, avec les pluies des mois de mars et avril, revivre les cauchemars du célèbre « libulu Manzengele » de triste mémoire. La pluie qui s’est abattue, le mardi 09 mars 2010 sur la ville de Kinshasa constitue d’ailleurs un signal d’alarme.

Notre photo montre que des moellons ont été déversés sur le lieu. Mais, à notre avis, ce n’est pas une solution durable, à partir du moment que les caniveaux restent totalement bouchés. Cela nécessite ainsi des grands travaux de génie.

V.C.K/Le Potentiel


(Tkm/TH)