Culotte jeans ser­ré et la poitrine moulée dans un body, une jeune prostituée qui venait de descendre d’un taxi sur le boulevard du 30 juin, sa­medi dernier, vers minuit, longe l’avenue du port, se dirigeant vers le club dan­cing « Chez Ntemba ». Des adolescents en vaga­bondage devant l’immeu­ble de la direction commer­ciale de Lignes aériennes congolaises la ceinturent comme des abeilles sur un gâteau.

Faute de leur glisser quelques billets de banque, son sac à main contenant sa carte d’élec­teur, son trousseau de maquillage et des papiers mouchoirs sont arrachés. En un clin d’oeil, la bande a disparu dans ce secteur, abandonnant la jeune fille traumatisée.

Son aventure de sa­medi dernier, a commencé sous le signe d’extorsion. On ne sait pas comment elle a terminé la soirée, ni dans les bras de quel par­tenaire occasionnel, elle a pu trouver les moyens de quoi s’offrir un verre de bière et le billet de trans­port pour regagner son do­micile à Kasa-vubu.

Une autre jeune prostituée et son copain expatrié, venaient de se restaurer dans un restau­rant libanais très fréquen­té sur le boulevard du 30 Juin. Il est 0 H 30’, samedi 6 mars dernier. Une pro­menade à pied, ils cheminaient lentement pour aller siroter un verre dans une terrasse en face de la direction générale de la Sonas. Une autre bande d’adolescents encercle le couple qui ne comprend pas les raisons de cette agression. Pendant qu’un groupe fouille l’homme, un autre s’en prend à la jeune fille qui leur a glissé 3.000 Fc. Ils ont soutiré le télé­phone de l’expatrié, avant de disparaître.

C’est ce genre d’ex­torsions fréquen­tes la nuit, dans les alen­tours des clubs dancings et terrasses du centre-ville. Des agressions que la po­lice doit prévenir sachant où opèrent des bandes des shegués et tous ces malfrats squattant certains coins fréquentés par des expatriés.

J.R.T/Le Phare


(Tkm/BT/PKF)