Les dignitaires de la province s’en sont mêlés pour recueillir les armes que la population apportait et pour leur contribution financière à cette opération. Le gouvernement provincial a mis à la disposition du Parec 10.000 dollars Us.

Le député national, Modeste Bahati a apporté 500 dollars Us et son collègue Ernest Kyaviro a contribué avec 200 dollars. D’autre personnalités se sont jointes au mouvement pour apporter qui, 100 dollars qui, 50 dollars. C’est dans ce cadre que madame pasteur Mulunda, au nom de sa communauté (Katanga) a apporté, elle aussi, sa contribution pour que la paix revienne au Nord-Kivu.

L’opération armes contre cent dollars lancée à Kichanga, fief de l’ancien mouvement rebelle de Laurent Nkundabatware, a pris deux jours et au cours de deux journées, le Parec a récolté 48 armes. Pour le général Bosco Ntaganda, c’est incroyable. Car, pour lui, dans cette cité on ne pouvait récolter deux armes.

La raison est simple. Le général Ntaganda qui était à l’époque chef d’Etat-major du Cndp, estimait que ce dernier mouvement ne tolérait pas que des civils portent des armes. Un contrôle strict était soumis à tout le monde. Pourquoi donc le Parec et le gouvernement congolais qui étaient prévenus, sont-ils allés lancer cette opération dans cette cité où l’on n’avait pas l’espoir de récolter une moisson abondante ?

A cette question, le Président du Parec avait expliqué que le choix de Kichanga était symbolique. C’était le fief du Cndp. Le fait que le vice-Premier ministre avec une forte délégation gouvernementale y arrivent pour l’opération de récupération d’armes contre 50 dollars Us, c’est la preuve que la guerre est effectivement terminée dans cette partie de la province du Nord-Kivu.

Avant de quitter Kichanga, le président du Parec avec une vingtaine de journalistes ont gravi la montagne jusqu’au sommet où était perché le quartier général du Cndp. C’est du sommet de cette montagne que Nkundabatware pouvait observer tout ce qui se passait sur la cité, notamment d’éventuels mouvements des Fardc. Cette position faisait de Kichanga une forteresse que Nkundabatware n’avait pas choisie par hasard. Le président du Parec a tenu un point de presse en présence de Bosco Ntaganda.

Le président du Parec a fait savoir que par cette présence au fief d’hier de Nkundabatware et par la présence à ses côtés du général Bosco Ntaganda, il n’y a pas meilleure preuve à donner au monde pour lui dire que la guerre est bien finie au Nord-Kivu.

Il a poursuivi en disant que le lancement de l’opération à Kichanga était à la demande de Bosco Ntaganda qui voulait donner la preuve à tous les Congolais qu’ en tant qu’officier des Fardc, il n’avait plus rien à cacher et qu’il obéissait désormais aux ordres du commandant suprême des Fardc, le Chef de l’Etat, Joseph Kabila et la hiérarchie des Fardc.
C’est aussi la preuve que le pays est un et que l’armée nationale est unifiée.

Le pasteur Daniel Mulunda, président du Parec a également fait savoir, répondant à une question de la presse que chaque milieu a ses réalités. Et les réalités de Kichanga sont celles expliquées par le général Bosco Ntaganda. On ne devrait pas s’attendre à plus d’armes dès le moment où les civils ne portaient pas des armes.

Cela ne veut cependant pas dire qu’il n’y aurait pas d’armes à Kichanga et dans ses environs. Ces armes, les unes sont détenues par des groupes armés, les autres sont sous le contrôle des communautés. Il faut donc prendre langue avec les responsables de ces communautés et des groupes armés. Le Parec a laissé sur place à Kichanga un comité qui va faire ce travail.

Le Parec qui a quitté Kichanga pour Goma, va se rendre à Masisi, à Walikale et à Ruthsuru avant de retourner à Kichanga. Prenant la parole, le général Bosco Ntaganda a fait une certaine mise au point. Il a entendu, a-t-il fait remarquer, certains journalistes parler de Kichanga comme siège du Cndp.

Il a demandé à ce sujet que l’on parle d’ancien siège du Cndp. Car, a-t-il rappelé, le Cndp qui est devenu un parti politique comme les autres, n’a plus rien à voir avec l’armée. Il a encore une fois rappelé que lui, il a un numéro mécano des Fardc qui est une structure à laquelle il obéit. Et c’est en tant que " Fardc que nous participons au programme Amani ", a conclu le général.

Jaynet Kabila assiste à l’opération armes contre 50 dollars Hier vendredi, l’opération s’est déroulée en présence de Jaynet Kabila. 150 armes à feu, 50 armes explosives, 520 chargeurs garnis et 2.000 munitions en vrac ont été récupérés.

Le général Bosco Ntaganda s’est déplacé de Kichanga à Goma pour marquer sa présence à cette deuxième journée de récupération d’armes à Goma. Jaynet Kabila a appelé la population à remettre toutes les armes afin de contribuer à la paix.

Ce message a été relayé par le président de Parec, le pasteur Ngoy Mulunda. Il a demandé à ceux qui ont des armes et auraient peur de les apporter et d’appeler à son numéro, le 0818000000. L’opération se poursuit aujourd’hui au même endroit, à la Place de l’Indépendance connue sous le nom de Rond Point Bralima.

Il était prévu que l’opération dans la ville de Goma se déroule sur quatre sites. Mais, en dernière minute, on apprend que tout va se dérouler à la Place de l’Indépendance.

L’Avenir


(CL/PKF)