Le Docteur Donatien Lumanga Along donne de nouvelles directives prises pour le traitement du paludisme et le premier, qui n’ait jamais existé pour se procurer des médicaments antipaludiques sûrs et efficaces par l’Organisation mondiale de la santé.

Les principales mesures de lutte contre le paludisme prévoient : un traitement rapide et efficace par des associations médicamenteuses comportant de l’artémisinine, l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide et la pulvérisation d’insecticide à effet rémanent à l’intérieur des habitations pour lutter contre les moustiques vecteurs Le paludisme se manifeste par la fièvre, des maux de tête et des vomissements.

Ces symptômes apparaissent généralement dix à quinze jours après la piqûre de moustique. En l’absence de traitement, le paludisme peut entraîner rapidement le décès par les troubles circulatoires qu’il provoque. Dans de nombreuses régions du monde, les parasites sont devenus résistants à plusieurs médicaments antipaludéens.

En outre, ces dernières années, un nouveau type de traitement, les associations médicamenteuses comportant de l’artémisinine (ACT), ont transformé le traitement du paludisme mais, si ces médicaments ne sont pas employés correctement, ils pourraient perdre leur efficacité. « Le monde dispose désormais de moyens pour diagnostiquer rapidement le paludisme et le traiter efficacement », a déclaré un directeur de l’Organisation mondiale de la Santé du Programme mondial de lutte antipaludique Dr Robert Newman. « L’OMS recommande maintenant de procéder à un test diagnostique pour tous les cas présumés. Le traitement basé seulement sur les symptômes cliniques sera réservé aux situations dans lesquelles on ne dispose pas de ce type de tests », a-t-il ajouté.

En 2008, les statistiques ont été faites dans 18 des 35 pays africains ayant fait un rapport, seuls 22% des cas suspects du paludisme ont été testés. Jusqu’à présent et dans la plupart des cliniques, on a dû se fier aux examens microscopiques mais, avec la mise au point récente de tests de diagnostic rapide utilisant des bandelettes réactives sur une goûte de sang, un changement de politique est possible. Ce test mettent en évidence d’une manière fiable la présence ou l’absence de parasites du paludisme dans le sang et peuvent être faits à n’importe quel niveau du système de santé, y compris en milieu communautaire.

La réduction des pharmacorésistances est le passage à un test universel du paludisme est une étape cruciale dans la lutte contre cette maladie, car il permettra une utilisation ciblée des ACT, en les réservant exclusivement à ceux qui ont réellement le paludisme. A-t-il achevé que le but est de réduire l’apparition et la propagation des pharmacorésistances et de repérer les patients qui ont de la fièvre, mais pas le paludisme, de façon à pouvoir poser d’autres diagnostics et à leur administrer le traitement approprier.

Une amélioration de la prise en charge du paludisme a donc des retombées positives sur la prise en charge d’autres maladies de l’enfance et, plus globalement, sur la survie des enfants. L’Organisation mondiale de la santé aide les pays d’endémie palustre à améliorer la qualité de leurs services de diagnostic par l’utilisation de la microscopie et des tests rapides et elle prie les fabricants de tests rapides de continuer à améliorer la précision et la qualité de ces tests d’une importance cruciale.

L’Organisation mondiale de la santé recommande de retirer du marché la monothérapie orale à base d’artémisinine car son utilisation accélère le développement de la résistance des parasites. Les pays doivent veiller à diagnostiquer correctement les patients et à ce qu’ils prennent le traitement complet d’ACT pour éviter le développement de pharmacorésistances. Les guide des bonnes pratiques d’achat des antipaludiques ce sont les premiers principes directeurs établis pour les Bonnes pratiques d’achat des antipaludiques à base d’artémisinine se fondent sur les strictes normes de qualité les plus récentes en matière de production et d’achat.

Le manuel vise à doter les responsables d’achat au niveau national ou international des capacités nécessaires pour appréhender les principaux éléments conditionnant la qualité et la documentation requise. A-t-il ajouté que « Dans les pays d’endémie, les marchés pharmaceutiques sont souvent déréglementés et les autorités nationales ont besoin d’une aide pratique pour les aider à évaluer la qualité des médicaments antipaludiques avant de les acheter, coordonnateur de l’unité Médicaments et diagnostics du Programme mondial de lutte antipaludique.

Les procédures d’achat sont souvent très fragmentées, de sort qu’il y a trop d’antipaludiques de qualité variable sur les marchés. » Quand ils sont de mauvaise qualité, les médicaments ont des répercussions sur la santé et la vie des patients, nuisent à la crédibilité des services de santé et, en produisant des doses infra thérapeutiques chez les patients, ils contribuent au développement de résistances à cette classe importante de médicaments. « Ces directives aideront les pays à sélectionner et acheter des médicaments efficaces et de bonne qualité et à sauver des vies en améliorant les modalités de diagnostic et de traitement des patients, » estime le Dr. Donatien Lumanga.

Laurette Kambamba/Le Potentiel


(TH/SM/PKF)