Le développement des infrastructures de base du Bas-Congo figure en bonne place dans le volet social annoncé par le chef de l’Etat pour l’année 2010. C’est ce qui justifie la mission effectuée, du samedi 6 au lundi 8 mars dernier, par le directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) dans cette province pour inventorier ses besoins sociaux en infrastructures.

Pour palper du doigt l’état du tronçon Kinshasa-Matadi, Roger Busima et la délégation qui l’accompagnait, ont parcouru la route nationale n°1 par véhicule. Au niveau de cet axe routier, ils ont constaté que « l’état du réseau est, dans l’ensemble, relativement bon ».

Sauf la présence ça et là des dégradations résultants des travaux de réparation ponctuelle réalisés par l’entreprise CREC-7 dans le cadre de l’exécution du contrat de concession qu’elle a signé pour cet axe routier avec le gouvernement congolais.

En effet, ces dégradations sont dues aux malfaçons consécutives à la mauvaise mise en œuvre des matériaux. Et cela, spécialement dans le traitement des nids de poule mais aussi dans certaines réparations en profondeur. Elles sont caractérisées, pour la plupart, des bourrelets ou renflements en surface de réparation et d’affaissements surtout dans le traitement d’épaufrures de rives.

Lors de son séjour dans la ville de Matadi, le directeur général de l’ACGT s’est rendu compte de l’état d’avancement des travaux de construction du nouveau pont Mpozo qui sont prévus pour un délai d’exécution de 18 mois. Démarré le 1er août 2009, ces travaux ont atteint « un niveau d’exécution de plus de 50% durant ces 7 premiers mois ». Au regard de cette avancée, tout porte à croire que les travaux du pont Mpozo pourraient terminer avant le délai prévu.

Faisant d’une pierre deux coups, Roger Busima est revenu sur les expropriations des populations se trouvant dans le tracé des accès du nouveau pont Mpozo. Selon lui, les dépenses s’y référant seront prises en charge par le projet et les paiements se réaliseront suivant le mécanisme approprié. Sur la même lancée, le ministre provincial des Affaires foncières a révélé séance tenante que la hauteur du montant attendu pour les expropriations s’élève à 215.220,08 Usd.

Le directeur général de l’ACGT a, par ailleurs, eu une séance de travail avec le ministre provincial des Travaux publics et Infrastructures ainsi que celui des Affaires foncières. Il était question de passer en peigne fin les préoccupations du gouvernement provincial consistant à matérialiser les promesses du chef de l’Etat aux populations du Bas-Congo sur le développement des infrastructures de base de leur province.

Il s’agit notamment de la construction de l’aéroport de Matadi, du bitumage de la route nationale 1, tronçon Boma-Moanda. Et cela, sans oublier l’asphaltage de la route nationale 12, tronçon Mbanza Ngungu-Nkamba (75 Km) et le revêtement de la route Kitona-Moanda (12Km).

Toutes les carrières de bonne qualité, pour la production des matériaux concassés, se trouvent dans la province du Bas-Congo.

Quoi de plus normal que l’on estime au cours de cette séance de travail que les négociations relatives à l’acquisition des carrières, au titre de la convention de collaboration du 22 avril 2008 et de l’accord pour la réalisation des projets d’infrastructures en RDC du 28 juin 2008, puissent se tenir à Matadi avec le gouverneur de la province du Bas-Congo.

Reconnaissant, le directeur général de l’ACGT a remercié le gouvernement de la province du Bas-Congo pour son implication dans le programme sino-congolais. Car, « l’autorité provinciale a mis à la disposition de l’ACGT des carrières qui fournissent des matériaux de construction des chantiers dans la ville de Kinshasa, et a dernièrement mis celles de Kingantoko à Kasangulu pour l’exécution des travaux du pont Mpozo », s’est-il réjoui. Et ce, avant d’inviter le gouvernement provincial du Bas-Congo à tout mettre en œuvre pour relancer urgemment la réhabilitation et la modernisation des chemins de fer Kinshasa-Matadi.

Le Potentiel


(CL/PKF)