Le film « Jazz Mama » du Congolais Petna Ndalika Katondolo a été projeté en avant première, lundi soir, au centre culturel Français de Kinshasa, en vue d’honorer la femme à l’occasion de la Journée lui dédiée par les Nations unies.

Dans ce documentaire de 30 minutes, le réalisateur a promulgué l’objectif de sa caméra pour capturer la femme kinoise, courageusement laborieuse, malgré les vicissitudes et les turbulences vertigineuses de la vie. Elle s’impose et exerce des métiers équivalents à ceux des hommes, à savoir assurer la scolarité des enfants et s’occuper de son mari mal payé ou impayé, parfois chômeur.

Elle est vendeuse des pagnes au Grand marché « zando », elle répare les appareils électroniques au coin de la rue, ingénieur, elle est couturière, coiffeuse, ministre, enseignante, etc.

Elles ont parlé de leur rôle social et de quelle manière elles participent à la fois au développement de leurs foyers et de la société, mais qui, au retour subit des injustices de tous ordres.

Et pourtant hier, la Jazz Mama était honoré. Par ailleurs, elles ont dénoncé le viol dont elles sont victimes au quartier, tout en refusant l’habillement comme seul motif qui pousse les hommes au viol. Pour Petna « j’ai bien voulu par ce film, honorer la femme et lui donner l’espoir ».

La réalisation dudit film est financée par la coopération franco-congolaise notamment l’ASBL dénommée Services pour l’éducation, les savoirs et l’appui à la maîtrise et à l’usage du français en République Démocratique du Congo, « SESAM » en sigle.

Un public évalué à 300 personnes a assisté à cette séance.

ACP


(Tkm/GTM)