Il n’est pas souhaitable qu’un climat qu’un climat de terreur siège dans une assemblée provinciale, au point d’empêcher les députés provinciaux de travailler normalement. Les retombées d’une telle démesure sur les attentes des populations seraient regrettables.
Deux députés provinciaux membres de l’assemblée provinciale du Maniema se sont échangés des coups, un fait contraire à l’honneur et à la dignité de leurs fonctions. Une situation pareille est survenue, voilà quelques mois, respectivement au Katanga et au Kasaï occidental. Il nous revient que dans le premier cas, des fanatiques d’un notable local ont désapprouvé à leur manière les prises de position de quelques députés provinciaux, et les ont brutalisés. Au Kasaï occidental par contre, la cohabitation était devenue difficile, l’année dernière, les députes provinciaux se regardant en chiens de faïence.
Certaines personnalités locales ayant pignon sur rue ont fait le constat que la situation ainsi créée relevait de réapprentissage de la démocratie. Face au débordement de la situation, les parties en conflit ont été entendues à tour de rôle par des milieux compétents à Kinshasa. Dans le même ordre d’idée, les bagarreurs du Maniema ont été instruits de rejoindre Kinshasa, pour se faire tirer les oreilles.
Dans tous les cas, il n’est pas souhaitable qu’un climat de terreur siège dans une assemblée provinciale, au point d’empêcher les députés provinciaux de travailler normalement. Les retombées d’une telle démesure sur les attentes des populations …, seraient regrettables. Tant et si bien que la base qui a confié un mandat électoral à des élus attend d’eux du sérieux et un véritable engagement dans l’action, pour des raisons évidentes…
Une assemblée étant un forum, il saute aux yeux que du choc des idées jaillit la lumière. Si par la passion et l’immaturité ou le fanatisme de quelques-uns, la machine bloque, c’est l’espoir d’une frange importante de la population qui s’étiole. Au Kasaï- occidental, la cohabitation difficile a empêché l’assemblée provinciale d’influer avantageusement sur la marche de la vie au niveau local. Car en effet, au temps chauds du conflit, les parties en présence ont loupé des occasions historiques de discuter avantageusement sur plus d’un projet local, dont notamment celui de l’érection d’un chemin de fer reliant cette partie de la RD Congo au port de Lobito, en Angola.
A l’heure où les institutions de la République doivent accompagner utilement le programme de 5 chantiers, il est souhaitable que les hommes qui les animent fassent preuve de culture politique irréprochable Car une chose est d’être une assemblée provinciale dans un pays en maturation, une autre d’être à la hauteur d’influer collectivement sur les décisions qui sont susceptibles de remettre le Congo sur orbite.
Payne/L’Avenir
(Milor/BT/GW/PKF)