Les partenaires au développement dont l’Union européenne, sont décidés d’accompagner le gouvernement dans son effort de reconstruction nationale.
Ainsi, après le représentant résident de la Banque africaine de développement, Medjomo Coulibaly, c’était le tour hier mardi 9 mars du chef de la délégation de la Commission européenne en RDC, Richard Zink de faire le déplacement de l’immeuble vitré du ministère des Finances pour s’entretenir avec Matata Ponyo Mapon, argentier national qui fait d’office d’ordonnateur national du Fonds européen de développement.
Au sortir de son entretien avec le ministre des Finances, Richard Zink s’est félicité du niveau satisfaisant des rapports qui lient la RDC à la Commission européenne.
En 2009, a-t-il dit, la Commission européenne a décaissé sur l’enveloppe prévue pour la RDC 180 millions Usd dans le cadre de la mise en œuvre des projets dans divers secteurs de la vie nationale. Actuellement, a-t-il indiqué, la Commission appuie le gouvernement dans le renforcement du secteur public, avec notamment des actions prévues en faveur de l’administration publique et de l’amélioration de la gestion des finances publiques.
La course au point d’achèvement de l’initiative pour laquelle le gouvernement se mobilise à fond a également été évoquée par l’ambassadeur Zink lors de son entretien avec le ministre des Finances. D’entrée de jeu, le chef de la délégation de la Commission européenne en RDC a reconnu que l’atteinte du point d’achèvement devait permettre au gouvernement de bénéficier des ressources supplémentaires pour financer son programme de développement.
Toutefois, a-t-il souligné, la course vers le point d’achèvement doit être appuyé par diverses réformes structurelles en vue de mieux baliser la voie du développement.
Programmes d’aide
La quasi-totalité des relations entre l’Union européenne (UE) et la RDC entrent dans le cadre de l’Accord de Cotonou, qui conclut le partenariat entre les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l’UE. Ce partenariat est centré sur l’objectif de réduction et, à terme, d’éradication de la pauvreté, conformément aux objectifs de développement durable et d’intégration progressive des pays ACP dans l’économie mondiale.
Le Document de stratégie pays pour la RDC (2008-2013) présente le cadre stratégique de l’assistance de la Commission européenne (CE) au titre du 10ème Fonds européen de développement (FED).
L’approche de la CE consiste à répondre aux défis de la reconstruction du pays en soutenant la reconstruction politique, en termes de gouvernance, la reconstruction physique, en termes de réhabilitation des infrastructures de transport, ainsi que le secteur de la santé. Aussi, la CE appuiera des initiatives à caractère régional ainsi que des actions dans le domaine de la protection de l’environnement.
Le programme indicatif pluriannuel en RDC au titre du 10ème FED prévoit 561,7 millions d’euros pour ces priorités.
L’intervention européenne en RDC tient aussi compte de questions transversales, telles que la démocratie, la bonne gouvernance, les droits de l’homme, les droits des enfants et des populations indigènes, l’égalité entre les sexes, la préservation de l’environnement à long terme ainsi que la lutte contre le Vih/sida. Assistance récente.
Depuis la reprise de la coopération structurelle entre la CE et la RDC en 2002, 961 millions d’euros ont été mobilisés (hors aide humanitaire).
La coopération relative au 9ème FED, comme souligné dans le Document de stratégie pays pour la RDC (2003-2007), s’est mise en place dans un contexte d’après-conflit et de soutien aux efforts de stabilisation du pays. Elle a porté notamment sur l’appui à la lutte contre la pauvreté (santé, transport) et sur l’appui institutionnel, ainsi que l’appui macro-économique.
Le programme d’appui à la réhabilitation (PAR II) vise à rétablir ou à améliorer le fonctionnement des infrastructures de manière à répondre aux besoins de l’économie et des populations. Les activités se sont concentrées sur la praticabilité de l’axe de la route nationale 1 (RN1) entre Kinshasa et Kikwit, la praticabilité d’un réseau de 350 km de pistes rurales dans la région du Nord-Equateur et la réhabilitation des axes urbains à Kinshasa.
Ensuite, le programme a financé la réhabilitation de plusieurs centres de production d’eau, la construction d’un captage d’eau, la fourniture des produits chimiques pour le traitement de l’eau et la construction d’un nouveau réseau d’adduction d’eau potable de la ville de Béni (Nord-Kivu).
Le Potentiel
(Tkm/CL/PKF)